Dans le cadre des perquisitions menées jeudi par la police fédérale à la télévision kurde Roj TV à Denderleeuw, une policière a été blessée et transportée à l'hôpital, a indiqué le syndicat policier Sypol. Ce dernier estime que, faute de personnel disponible, l'encadrement policier n'était pas suffisant.
Des échauffourées ont éclaté jeudi au siège de la télévision kurde Roj TV à Denderleeuw où une centaine de personnes ont manifesté leur désapprobation face aux perquisitions en cours.
Un pavé sur le visage
Selon Sypol, les policiers sur place ont été assiégés. Une policière a reçu sur le visage un pavé et a la mâchoire et des dents cassées. Elle a été emmenée à l'hôpital.
Une cinquantaine de policiers de la police judiciaire fédérale de Bruxelles ont été appelés en renfort pour libérer leurs collègues, selon le syndicat. "Or, ces policiers spécialisés notamment dans la finance, ne sont ni formés ni équipés pour assurer le maintien de l'ordre", a réagi Eddy Lebon, secrétaire général de Sypol.
300 policiers
"La Belgique, qui s'apprête à assurer la présidence du conseil de l'union européenne, n'est plus capable de remplir correctement des missions de maintien de l'ordre", estime le syndicat qui réclame la démission de la ministre de l'Intérieur Annemie Turtelboom.
Pour Sypol, la réserve générale (DAR) a été vidée au profit des zones locales. Quelque 300 policiers fédéraux, dont des membres de l'unité spéciale d'intervention, et locaux de la zone de Bruxelles-Ixelles, ont participé jeudi aux 28 perquisitions, a indiqué le directeur de la Police judiciaire fédérale de Bruxelles, Glenn Audenaert. (belga/chds)


