Des perquisitions "antidémocratiques"

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Par: rédaction
5/03/10 - 13h26

Emine Ayna, vice-coprésidente du Parti pour la Paix et la Démocratie (BDP) accuse la Belgique de s'être livrée à des pratiques "antidémocratiques" et d'avoir agi sur ordre de la Turquie, après la vague de perquisitions menées jeudi par la police.
 
Le parti kurde, dont le siège a été perquisitionné jeudi par la police fédérale dans le cadre d'un dossier de terrorisme, accuse la Belgique d'avoir répondu à une commande de l'Etat turc. "Ces actions contraires au respect de la démocratie et les dommages causés aux biens privés montrent clairement l'objectif de cette opération", a déclaré Emine Ayan, la vice-présidente du BDP.
 
"Nous ne resterons pas silencieux devant cette injustice intolérable. Nous allons saisir la justice et utiliser toutes les voies de recours", a-t-elle ajouté. De même, les perquisitions menées au siège du média kurde Roj TV à Denderleeuw ont, selon le BDP, pour but de "couper la voix du peuple kurde".
 
Le BDP s'est déclaré étonné d'apprendre le vote d'une résolution par la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine reconnaissant le génocide arménien. "Comment reconnaître le génocide arménien et ne pas dénoncer la répression contre le peuple kurde et ses représentants? , s'interroge la vice-présidente du BDP.
 
Jeudi matin, 22 personnes ont été interpellées au cours de 28 perquisitions menées par la police fédérale et la police de Bruxelles-Ixelles dans les milieux kurdes.
 
Huit suspects ont été placés sous mandat d'arrêt. Ils sont soupçonnés d'être liés aux activités du PKK, organisation qualifiée de terroriste par l'Union Européenne. (belga)

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