Assises de Liège: le Dr Letiexhe enfoncé par sa maîtresse
La dame qui a dénoncé le Dr Letiexhe en révélant qu'il avait commis deux assassinats par injection d'insuline a confirmé mercredi ses accusations devant la Cour d'assises de Liège.
Cette dame qui affirme avoir été la maîtresse du médecin prétend que Michel Letiexhe lui a révélé les faits alors qu'il était aux abois face au chantage de son ex-épouse.
Michel Letiexhe (42 ans) et son ex-épouse Marie Vossen (39 ans) sont accusés d'avoir tué Josée Julémont et Berthe Loix par des injections mortelles d'insuline. A la suite de ces deux décès, Michel Letiexhe et Marie Vossen ont touché un important héritage.
AmoureuseLa Cour procédé à l'audition de la dame qui avait dénoncé les faits à la police. Cette dame, une patiente devenue amie du médecin en 2001, a raconté que leur relation a progressivement évolué vers une liaison sentimentale. "Je me suis rendue compte que j'étais amoureuse de lui, a confié la dame. Il m'avait déjà raconté les faits lorsque notre relation a évolué. Nous avions fait des projets ensemble. Il se disait amoureux de moi. Nous avons fréquenté un hôtel à deux reprises pour entretenir des relations sexuelles. Reconnaissante envers le médecin et l'ami qu'il a été, j'ai voulu le protéger."
"Aux abois"Ce témoin a soutenu à l'audience que Michel Letiexhe lui a avoué qu'il était auteur de deux assassinats sur des personnes âgées. La dame affirme que le médecin se sentait très mal à cette époque en raison de sa séparation. Il ne supportait pas l'idée que son ex-épouse détienne une cassette avec des éléments contre lui et qu'elle le menace de chantage. C'est à cette occasion que Michel Letiexhe a fait des aveux, révélant qu'il ne pouvait pas déposer plainte contre son ex-épouse parce qu'il avait provoqué les décès des deux dames. "Il était aux abois", a ajouté la dame.
Double personnalitéSelon le témoin, Michel Letiexhe détestait les deux dames qu'il a supprimées. C'était un homme qui aimait l'argent. Il n'aimait pas l'idée que ces deux dames dépensent leur argent et, donc, l'héritage qui devait revenir à son épouse. Le témoin affirme que durant leur relation il présentait une double personnalité et avait une très grande maîtrise de lui.
Parce qu'elle ne supportait pas le poids du secret qu'elle portait, cette dame a ensuite dénoncé les faits à la police. "Je ne reviens pas sur ce que j'ai dit: il a bien assassiné Josée Julémont et Berthe Loix, a ajouté la dénonciatrice. Je l'ai dénoncé car j'ai eu très peur qu'il recommence. Il était fier de la manière dont il avait posé certains de ses actes. Il était fier d'être un tueur qui n'avait pas été démasqué." (belga)