Le tireur de Bilzen était obsédé par les armes

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Par: rédaction
15/03/10 - 15h25

Jean Houben, l'homme de 53 ans de Vlijtingen qui a tué dimanche son fils de quinze ans et un agent de police, avait encore une arme à feu chargée (longrifle) dans le véhicule avec lequel il s'est rendu à Bilzen, a indiqué lundi Ivo Delbrouck, le procureur du Roi de Tongres.

Le fils et l'agent de police ont été abattus dimanche avec un fusil de chasse. Plusieurs armes ont également été retrouvées dans la maison du tireur située à Vlijtingen.

Dimanche, le juge d'instruction de Tongres et plusieurs enquêteurs ont passé au peigne fin l'habitation de Jean Houben située sur la Molenweg à Vlijtingen. Ils y ont trouvé deux carabines à air comprimé, un couteau, une hache et une batte. D'après eux, Jean Houben a une obsession pour les armes.

Ivo Delbrouck avait déjà déclaré dimanche que certaines personnes achetaient des armes malgré la législation sévère en la matière. Jean Houben n'était pas enregistré à Bilzen comme étant propriétaire d'armes et il était déjà connu des services de police.

Condamné à six mois avec sursis
En 1996, le tribunal correctionnel de Tongres l'avait enjoint de se
séparer de ses armes dans le cadre de mesures de probation liées à une condamnation à six mois de prison avec sursis, a indiqué lundi le
procureur de Tongres, Ivo Delbrouck.

Cette sanction découlait d'un incident survenu en 1996 dans un café
de Kotem, à Maasmechelen. "Houben était déjà à l'époque clairement fou des armes. Il était membre d'un club de tir", explique le magistrat.

"Ce jour-là, il était allé s'entraîner à son club. Rentré chez lui, il avait rangé ses armes, comme c'était légalement prévu à l'époque. Il s'était ensuite rendu dans un café de Kotem, où il avait eu une discussion avec d'autres clients. En sortant, il avait trébuché, ce
qui avait fait rire les autres. Mais cela n'avait pas plu à Houben
qui était rentré chez lui pour prendre un pistolet".

Il tire sur un gendarme
"Il était ensuite retourné dans les environs du café devant lequel
il passait continuellement. Un gendarme, qui n'était pas en service,
était alors sorti pour lui parler et le calmer. "S'approchant de la fenêtre de la voiture que Houben était en train d'abaisser, ce gendarme, aujourd'hui pensionné, a vu Houben saisir son arme et ouvrir le feu dans sa direction. Celui-ci put éviter le tir, mais eut une lésion à l'oreille en raison du coup de feu", relate le procureur.

Houben fut alors poursuivi pénalement pour menaces et détention
d'armes en public. Le pistolet utilisé fut saisi par la justice, et les
enquêteurs découvrirent chez lui une collection d'armes. Dans le cadre de ce procès, le juge imposa au prévenu de vendre toutes ses armes à un collectionneur. Jean Houben l'a-t-il bien fait?

"C'est au service d'exécution des peines de s'assurer que ce fut le
cas", conclut le procureur de Tongres. Les corps des deux victimes et du tireur seront par ailleurs autopsiés ce lundi et mardi à Louvain. Ces autopsies seront conduites par le médecin légiste Wim Van De Voorde. (belga)

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