Hicham Beyayo, un des Belges formé au Jihad au Waziristan (Pakistan) en 2008, a soutenu lundi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles que son message envoyé à son ancienne amie et dans lequel il évoquait une opération au terme de laquelle il ne reviendrait pas, était un canular.
Intercepté par les services anti-terroristes belges, ce message avait déclenché une série de perquisitions en décembre 2008 et l'arrestation de différents membres présumés d'une filière.
De retour de son séjour au Waziristan, Hicham Beyayo a transmis un message à une ancienne amie dans lequel il annonçait sa participation prochaine à une opération au terme de laquelle il ne reviendrait pas.
Hicham Beyayo affirme que ce message était une blague destinée à mettre la pression sur son ancienne amie en vue de la récupérer. Au cours d'une rencontre dans un hôtel, Hicham Beyayo aurait avoué à son ancienne amie qu'il avait mis en place un scénario. "C'est un jeu assez bizarre. Il a eu plus d'effet que je voulais. Je ne suis pas fier" a-t-il déclaré.
Par rapport à son séjour au Waziristan durant lequel il a été formé notamment au maniement d'armes, Hicham Beyayo a expliqué qu'il avait été trompé. C'est cette déception qui l'aurait poussé selon lui à revenir en Belgique, estimant sa formation et sa présence au Waziristan peu utiles.
Inquiète par le retour de Beyayo en Belgique, la police a mené une série de perquisitions. (belga)


