Lors du contrôle budgétaire, les ministres ont débloqué une somme de 60 millions pour la sécurité, dont 20 millions pour la police. Dans les faits, cela se concrétisera par le recrutement de 375 policiers, dont 175 dans les zones de police locale, a expliqué le ministre des Finances, Didier Reynders, lundi sur la Première (RTBF).
Le budget permettra l'engagement de 200 policiers au fédéral, mais aussi de 175 unités dans les polices locales. "Ce sera essentiellement sur Bruxelles mais aussi dans certaines autres petites zones en déficit d'effectif", a expliqué Didier Reynders.
Une centaine de militaires seront pour leur part affectés à des tâches de garde, notamment d'ambassades ou de lieux à sécuriser, comme le Lambermont ou le "16", a souligné le ministre, précisant que ces militaires n'effectueraient pas des tâches de police sur le terrain.
Interrogé sur les ondes de la VRT également sur l'ajustement budgétaire, le ministre du Budget, Guy Vanhengel (Open Vld), a pour sa part remarqué que le système de transferts de moyens vers les états fédérés, selon les lois de financement, a atteint ses limites.
L'examen du budget a montré que la situation économique s'est améliorée, mais le fédéral a dû transférer 547 millions d'euros supplémentaires vers les Régions et les Communautés. Guy Vanhengel pense que ce système est tenable jusqu'en 2012, voire 2013. Il est rejoint dans cette idée par Didier Reynders. Ils estiment qu'il existe un véritable problème de la répartition des ressources en Belgique et que le fédéral ne peut pas tout payer, comme les pensions, et en même temps assurer plus de sécurité et ne pas bénéficier des effets de la croissance.
"Ce qui serait bien, c'est que ces ressources nouvelles pour les communautés et régions aillent vers le désendettement et vers l'équilibre budgétaire", a pour sa part remarqué Didier Reynders.


