Le ministère public a demandé à la cour d'appel de Mons de confirmer la condamnation d'Olivier Delcourt à huit mois de prison avec sursis. Le conseiller communal carolorégien est poursuivi pour avoir fait le salut fasciste lors de sa prestation de serment en décembre 2006.
Le 4 décembre 2006, Olivier Delcourt avait prêté serment la main tendue et gantée en faisant le salut nazi sous les protestations du public. Son geste avait entraîné son exclusion du FN et lui a valu des poursuites après une plainte du Centre pour l'Egalité des Chances (CECLCR).
Mauvaise foi
Le tribunal de première instance avait jugé que le geste caractéristique et non équivoque constituait une référence intentionnelle au salut nazi et avait condamné Olivier Delcourt à huit mois de prison avec sursis. Olivier Delcourt nie l'intention. Me Etienne Gras, son conseil, a plaidé une blessure au majeur qui obligeait son client à porter un gant et rendait difficile ses mouvements.
Me Frédéric Ureel, conseil du CECLCR a souligné la "mauvaise foi flagrante du prévenu". "Il y a lieu de mettre des limites à la libre expression de ses opinions", a déclaré l'avocat.
Outrance à magistrat
Pour le ministère public, les excuses du prévenu relèvent de la fantaisie. Les images filmées par les télévisions démontrent clairement les réticences d'Olivier Delcourt à obtempérer au bourgmestre, en fonction lors des faits, qui l'enjoignait à plier le bras pour sa prestation de serment.
C'est entre trois policiers que le prévenu avait quitté la salle d'audience. Le conseiller communal s'est montré outrancier à l'égard de la cour nonobstant les injonctions du président qui le rappelait à l'ordre. L'arrêt devrait être rendu le 30 juin. (belga)


