Le manque de soutien des élèves wallons est "pire" qu'en Flandre
La Cour des comptes a récemment calculé qu'un directeur d'école secondaire en Flandre recevait près de trois fois plus de soutien pédagogique et administratif par élève que le directeur d'une école primaire, mais la situation en Communauté française est "pire" encore, a relevé mardi le SeGEC, la "coupole" de l'enseignement catholique.
"Selon la taille de l'établissement, l'école secondaire reçoit de 12,5 à 19 fois plus d'aide administrative et éducative, quel que soit le réseau", affirme le SeGEC (Secrétariat Général de l'Enseignement Catholique).
"Les partis politiques de la coalition actuelle se sont engagés à changer cette situation mais aujourd'hui, rien n'a changé", estime l'enseignement catholique, pour qui les directeurs du primaire "croulent sous le travail administratif".
Dans le secondaire, l'encadrement pédagogique est complété par des emplois pour d'autres fonctions (soutien administratif, éducateurs en dehors du travail dans les classes, etc.). Ainsi, une école secondaire de 300 élèves peut compter sur deux emplois de surveillants-éducateurs et deux emplois administratifs, soit quatre Equivalents Temps Plein (ETP), relève le SeGEC.
Mais pour le fondamental, le décret de 2007 sur le statut des directeurs prévoit simplement une subvention par élève pour autant que l'école compte plus de 180 élèves. Dès lors, une école primaire de 300 élèves ne peut compter que sur 0,21 ETP. Ces moyens peuvent être mis en commun à travers un centre de gestion. (belga)