La frégate Louise Marie combattra les pirates somaliens

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Par: rédaction
9/09/10 - 22h12

La frégate "Louise-Marie" et son équipage de 170 hommes et femmes participeront durant quatre mois, du 20 octobre au 20 janvier prochains, à l'opération européenne Atalanta de lutte contre la piraterie, dont la Belgique pourrait prendre le commandement l'an prochain ou début 2012, a annoncé jeudi le ministère de la Défense.

"Nous sommes prêts à toutes les éventualités", a affirmé le commandant du navire, le capitaine de frégate Carl Gillis, lors d'une visite du ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V), à bord du bâtiment à moins d'un mois de son départ, le 4 octobre de Zeebrugge à destination de la Corne de l'Afrique, avec un retour prévu le 7 février.

La mission du "Louise-Marie" au sein de l'opération Atalanta sera double: d'une part protéger les "navires vulnérables" - comme ceux du Programme alimentaire mondial (PAM) ravitaillant la Somalie et le Soudan - et d'autre part éviter les actes de piraterie dans le bassin somalien, une immense étendue de l'océan Indien, vaste comme une dizaine de fois la France.

La frégate a déjà participé l'an dernier à l'opération Atalanta, mais cette fois son équipage pourra baser son action sur la nouvelle loi contre la piraterie, votée le 31 décembre 2009 par la Chambre et qui confère davantage de compétences aux commandants militaires. Elle dispose également d'un équipement amélioré, comme de nouveaux senseurs infra-rouge qui permettent de repérer à plusieurs kilomètres de distance les petites embarcations utilisées par les pirates somaliens, parfois à des centaines de kilomètres des côtes de leur pays en pleine déliquescence.

"Quatre-vingt pour cent de l'équipage a déjà participé à cette opération Atalanta-1", a souligné le commandant Gillis. Il se trouve à la tête d'un équipage de 170 hommes et femmes issus des quatre composantes de l'armée, dont six para-commandos affectés à l'équipe d'abordage ou à la protection de navires marchands belges qui en feraient la demande, des "Vessel Protection Detachment", VPD).
Selon M. De Crem, la Belgique pourrait prendre au second semestre de l'an prochain -ou plutôt début 2012 si le gouvernement fait rapidement acte de candidature, selon des responsables militaires- le commandement de l'opération européenne, après que la marine française eut refusé de céder son créneau d'août à décembre 2010 à son homologue belge.

La Belgique fournit actuellement le "numéro deux" de l'opération Atalanta, en la personne du capitaine de vaisseau belge Michel Hofman, embarqué à bord de la frégate anti-sous-marine française "de Grasse" au sein d'un état-major ("Force Headquarters", FHQ) de 29 personnes de huit nationalités qui assure la coordination des moyens navals et aériens européens présents dans la région, soit une douzaine de navires et des avions de patrouille maritime. (belga)

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