La SNCB-Holding, par la voix de son porte-parole, a condamné les agressions dont ont été victimes deux accompagnateurs de train louviérois, lundi et mercredi, mais regrette que ces incidents aient débouché sur la grève-surprise de 24 heures entamée ce jeudi matin au dépôt de La Louvière.
"Pas une réponse adéquate"
"La violence dans les trains est inacceptable et nous sommes aux côtés des victimes. Mais une grève ne représente pas une réponse adéquate", a indiqué Philippe Tomberg, porte-parole de la SNCB-Holding. Selon lui, la SNCB prend à bras le corps le problème de la violence dans les trains et a consenti d'importants investissements pour la prévenir, que ce soit en hommes ou en matériel.
Vidéosurveillance et effectifs accrus
"En 2007, nous avons obtenu un renfort de 50 agents de sécurité. Avec 400 collaborateurs, le service a doublé ses effectifs en cinq ans", précise le porte-parole. La vidéosurveillance aurait aussi été accrue. Entre 2006 et 2010, la SNCB a prévu d'installer 1.500 nouvelles caméras dans les 50 principales gares du pays, ce qui portera le total à 2.500 en 2010.
Liens renforcés
"Nous essayons par ailleurs de renforcer les liens avec les différents services de police, à commencer par celle des chemins de fer, de même qu'avec les parquets. À Charleroi, nous avons ainsi obtenu un magistrat de référence pour traiter les délits commis dans les transports en commun", poursuit Philippe Tomberg, qui souligne également les efforts en matière d'accompagnement des victimes et dans la formation des agents à la gestion de la violence.
Poste Securail
Concernant l'installation d'un poste Securail (le service de sécurité interne de la SNCB) à la gare de Braine-le-Comte, ce que réclament les syndicats louviérois, le porte-parole répond que la SNCB analyse en permanence les problèmes sur son réseau, afin de repartir au mieux les moyens disponibles. Le porte-parole refuse toutefois de fournir des statistiques sur la violence dans les trains "pour ne pas stigmatiser l'une ou l'autre ligne".
Agresseur arrêté
Par ailleurs, l'agression dont a été victime mercredi une accompagnatrice de train louviéroise, sur la ligne Halle-Tubize, était le fait d'un seul individu -arrêté par la police à Tubize juste après les faits- et non de trois, comme l'avait indiqué par erreur une source syndicale. Étranglée par un voyageur d'une vingtaine d'années, qui refusait de payer son titre de transport, l'accompagnatrice de 47 ans est parvenue à se dégager et à se réfugier dans une cabine. Choquée, l'employée ne souffre d'aucune séquelle physique.
Coup de poing
Lundi, à l'approche de la gare de La Louvière, l'un de ses collègues avait déjà évité de justesse le coup de poing assené par un autre voyageur, âgé d'une trentaine d'années, dépourvu lui aussi de titre de transport valable. (belga)


