Le patron de la police, Fernand Koekelberg, veut lutter contre la consommation d'alcool et de drogue parmi ses policiers. Il souhaite développer une politique sévère en la matière, comprenant notamment des tests de l'haleine pour les agents en service, annoncent vendredi De Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg.
La consommation d'alcool et de drogue au travail est souvent liée au stress. Cela vaut aussi pour les 39.000 policiers que compte notre pays. Un groupe de travail a été mis sur pied, au sein duquel le médecin du travail de la police fédérale, les syndicats et la police locale sont représentés.
Le groupe de travail doit déterminer l'approche à suivre concernant la drogue et l'alcool au travail et se base pour ce faire sur une convention collective de travail du secteur privé.
La police entend donner l'exemple en tant que première institution publique à mener une politique sévère en matière d'alcool et de drogue. En cas de nécessité, il doit être possible d'imposer des tests d'alcoolémie et de drogue aux policiers.
Le psychologue du stress Erik De Soir avait déjà prévenu que des prestataires de soins pouvaient se réfugier dans l'alcool à la suite d'une expérience traumatisante. Cette semaine encore, un médecin urgentiste a été condamné pour conduite sous influence de la boisson. Il avait sombré dans l'alcoolisme après le bain de sang provoqué par Kim De Gelder à Termonde.
La porte-parole de la police fédérale, Tine Hollevoet, insiste sur le fait qu'il s'agit d'une mesure préventive. (belga)


