L'ONEm a indemnisé chaque mois et en moyenne 1.307.496 personnes en 2010. Ce chiffre reste stable (-0,2%) par rapport à 2009 (1.310.726), a-t-on appris lors de la présentation du rapport annuel de l'ONEm.
"La diminution du nombre de chômeurs temporaires a été compensée par l'augmentation du nombre de travailleurs bénéficiant d'une activation de leur allocation de chômage (plan win-win) et par l'augmentation du nombre de travailleurs en crédit-temps ou en congé parental à temps partiel, régimes qui ont atteint de nouveaux records", explique-t-on à l'ONEm.
Un peu plus d'un tiers (36%) des allocataires de l'ONEm sont des chômeurs indemnisés. Le second groupe d'allocataires est constitué par les prépensionnés (17%) et est suivi par les travailleurs en interruption de carrière (20%), les chômeurs temporaires (14%), les travailleurs bénéficiant de mesures d'activation (9%) et les travailleurs à temps partiel (4%).
En 2010, l'ONEm a déboursé 10,865 milliards d'euros pour les différents allocataires. 4,304 milliards ont été octroyés aux chômeurs indemnisés dont le coût reste toujours plus important en Wallonie (1,928 milliard d'euros) par rapport à la Flandre (1,582 milliard) et à Bruxelles (792,9 millions). Les coûts sont par contre plus importants en Flandre pour les prépensionnés et chômeurs âgés: 1,638 milliard d'euros contre 798 millions en Wallonie et 168 millions à Bruxelles.
Les allocataires flamands, toutes catégories confondues, ont reçu 5,482 milliards d'euros en 2010 contre 4,107 milliards d'euros en Wallonie et 1,275 milliard d'euros à Bruxelles.
Emplois sauvés grâce au chômage temporaire
La Belgique a fait mieux en terme d'emploi que la plupart des autres pays européens et a renforcé sa position en 2010, toujours selon le rapport annuel de l'ONEm. Grâce au chômage temporaire et aux mesures de crise, plus de 40.000 emplois ont pu être sauvegardés, soit 1,3% de la population active.
Le chômage temporaire, qui a été massivement utilisé durant la crise, a baissé de 18% en 2010 mais reste encore plus élevé qu'avant la crise. Le chômage temporaire a encore progressé l'année dernière dans la construction (+13%) et l'agriculture (+8%). Mais ces hausses s'expliquent en partie par les mauvaises conditions climatiques.
Depuis le début de la mesure en juillet 2009, 2.157 entreprises (15.404 travailleurs) ont fait appel à la mesure de chômage temporaire pour les employés.
Par ailleurs, le plan win-win a permis de stimuler et d'anticiper les embauches (un peu plus de 51.000 personnes concernées).
D'autres mesures de crise comme les titres-services ont progressé de 20%. Enfin, le plan d'accompagnement des chômeurs et le pacte des générations ont aussi permis de réduire le chômage.
Le taux de chômage en Belgique était de 8,3% en 2010 et se trouvait en deçà de la moyenne de l'UE (9,6%) et de la zone euro (10%). (belga/7sur7Sydney)


