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La Vice-Première ministre et ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet, a pris connaissance "avec stupéfaction" de la réaction de l'UCM à propos des efforts des employeurs en matière de formation, a-t-elle fait savoir jeudi soir.
"L'UCM semble ignorer le contenu de la loi, ce qui est inquiétant", indique la ministre de l'Emploi dans un communiqué. "Pour rappel, selon la loi du 23 décembre 2005, un secteur est considéré comme réalisant des efforts de formation insuffisants s'il ne dispose pas d'une Convention Collective de Travail prévoyant des efforts supplémentaires en matière de formation alors que l'effort global de 1,9% de la masse salariale n'a pas été atteint durant l'année d'évaluation", précise le texte.
"Or, le Conseil Central de l'Economie, au sein duquel siègent les partenaires sociaux et donc l'UCM, a établi dans son rapport technique que les efforts en matière de formation ne s'élevaient pour l'année 2008 qu'à 1,68 % et pour l'année 2009 qu'à 1,59%, soit moins que l'objectif de 1,9% requis", ajoute encore Joëlle Milquet.
Selon cette dernière, le Conseil National du Travail, au sein duquel siègent également les partenaires sociaux et donc l'UCM, a en outre approuvé début 2011 la liste des secteurs concernés par une sanction pour les années 2008 et 2009. "Si les patrons jugent que ces listes sont fantaisistes, ils déjugent leur propre travail", souligne Joëlle Milquet dans son communiqué.
"La ministre a été tenue d'appliquer les sanctions prévues par la loi et elle a repris telles quelles les listes qui lui ont été transmises par les partenaires sociaux et donc l'UCM, via le Conseil National du Travail", conclut le texte.
Plus tôt dans la journée, l'UCM s'était déclarée "choquée" de l'amende que des milliers d'employeurs devront payer à l'ONSS car leurs secteurs ont consacré trop peu d'efforts à la formation de leurs salariés. L'Union des Classes Moyennes avait averti dans la foulée qu'elle examinait l'éventualité d'actions judiciaires. (belga)


