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Pour le président du FDF Olivier Maingain, si le gouvernement n'était pas en affaires courantes, il faudrait à tout le moins un débat sur le maintien du ministre de la Justice Stefaan De Clerck dans ses fonctions après ses déclarations sur l'amnistie.
Stefaan De Clerck a appelé dimanche à aborder la question de l'amnistie des collaborateurs de la seconde guerre mondiale en adulte et peut-être se montrer prêt "à oublier, parce que c'est du passé". "Venant d'un ministre de la Justice, gardien du droit, ces déclarations sont aberrantes", a dit M. Maingain lundi sur La Première.
"Si nous étions avec un gouvernement de plein exercice, il faudra poser la question de sa responsabilité. Si nous n'étions pas en affaires courantes, nous devrions à tout le moins avoir un débat sur son maintien dans sa fonction", a-t-il ajouté.
M. Maingain a insisté sur le fait qu'une amnistie générale était inacceptable pour lui et il a rappelé que la loi Vermeylen, toujours en vigueur, permet à ceux qui acceptent de reconnaître qu'ils ont commis une erreur d'obtenir le pardon.
Le président du FDF a par ailleurs aussi répété ce qu'il avait déjà dit dimanche. Interrogé alors sur la prise en considération d'une proposition de loi du Vlaams Belang sur l'amnistie, il a dit être d'avis qu'une partie du monde politique flamand bascule hors du champ de la démocratie.
Quant à savoir si ce dernier épisode aura de l'influence sur les discussions en vue de la formation d'un gouvernement et d'une réforme de l'Etat, M. Maingain a souligné lundi qu'il fallait clairement se poser la question de savoir s'il y a encore "une volonté commune de respecter les valeurs démocratiques essentielles". Et d'ajouter: "je commence à en douter". (belga)


