Des étudiants en deuxième année bac en sciences économiques et ingénieur de gestion à l'UCL ont été sanctionnés pour une "fraude" présumée lors d'un examen de comptabilité. Des accusations qu'ils réfutent, évoquant plutôt un problème d'interprétation, rapportent samedi les journaux de L'Avenir.
Pour les aider durant leur examen, les étudiants pouvaient disposer de certains documents, comme des textes légaux, réglementaires ou jurisprudentiels. Ceux-ci ne peuvent pas être annotés mais les simples renvois, les soulignés, les "coloriages", entre autres, ne sont pas considérés comme des annotations. "Comme toute exception, la tolérance en faveur de certaines annotations est à interpréter restrictivement", selon les consignes de l'UCL.
Lors de l'examen, les professeurs ont décidé de vérifier les codes de certains étudiants après avoir constaté un cas de tricherie. Ils ont alors découvert les "coloriages" et selon eux, les surlignages étaient excessifs par rapport à ce qui est toléré. Pour Maxime Masuy, délégué étudiant, cette pratique "se fait depuis des années". "Il y a même un ou deux élèves qui se sont renseignés après du prof avant l'examen, et il les a renvoyés aux consignes initiales", explique-t-il.
Le jury de professeurs, à l'issue d'un vote, a décidé de sanctionner 141 étudiants qui avaient un peu trop colorié leur code en leur infligeant un zéro pour une question qui pesait pour un quart des points dans l'examen. Le problème, c'est que tous les codes n'ont pas été saisis à l'issue de l'examen, certains auditoires échappant à cette décision et plusieurs étudiants ayant même quitté l'auditoire sans être contrôlés. (belga)


