Le bourgmestre de Beersel, en Brabant flamand, Hugo Casaer, a démenti vendredi que sa commune recouvre les indications en français se trouvant sur la voie publique, tout en invitant les habitants à respecter la langue de la région.
M. Casaer (CD&V) a fait cette réponse à un courriel qu'un habitant de Beersel, visiblement irrité, lui avait adressé à propos d'une affiche maculée indiquant - en français - "Interdiction de pénétrer sur le chantier".
"Après une plainte - nous n'avons toujours pas de brigade qui enquête sur ce genre de chose -, le service culturel (de la commune) demande à l'intéressé, par le biais d'une aimable lettre de respecter, sur la voie publique - et idem pour la signalisation routière - la langue de la région", écrit-il.
"En donnant suite à cette demande, on évite aussi que des tiers recouvrent ou maculent des textes en tout genre sur les bâtiments, les chantiers ou les panneaux routiers", a ajouté M. Casaer.
Il conclut en indiquant que des "recommandations" sont envoyées s'il s'agit d'un terrain privé qui n'entre pas dans le champ de la compétence de la législation sur l'emploi administratif des langues. (belga)


