Le président du FDF, Olivier Maingain, a indiqué dimanche sur RTL-TVI que le "chantage" des partis flamands qui, selon lui, mettent dans la balance leurs revendications et le séparatisme, pourrait aboutir à un "Bye Bye Flanders". Sur la même chaîne, le député flamand Eric Van Rompuy a indiqué que "recommencer la discussion" sur la frontière linguistique reviendrait à "exploser la Belgique".
Le président du FDF, Olivier Maingain a indiqué dimanche qu'il n'était pas tenu par le délai du 23 mars relatif à la mise sur pied d'un gouvernement définitif sur base d'un accord institutionnel. "On n'a ni obligation de résultat ni délai qui nous est imposé. Nous avons le temps", a indiqué M. Maingain, soulignant que seuls les partis flamands étaient demandeurs de réformes institutionnelles.
Cette prise de position a étonné le député flamand Eric Van Rompuy invité à débattre avec le président du FDF. "Vous avez le temps? Mais il faut un accord institutionnel pour le 23 mars sinon il n'y a plus de gouvernement", a-t-il rétorqué. "Je ne suis pas tenu par un délai. Il y a un gouvernement en place", a répété Olivier Maingain, soulignant que les priorités étaient d'ordre socio-économique. "Avant que le gouvernement soit changé, il faudrait qu'il y ait une autre formule qui soit proposée", a-t-il précisé.
Le duel télévisé a également opposé les contradicteurs à propos de la frontière linguistique. "Si vous voulez exploser la Belgique, recommencez la discussion de la frontière linguistique", a indiqué M. Van Rompuy. M. Maingain a répété que l'intention des partis francophones était bien de relancer cette discussion. Invité plus tard par la rédaction de la chaîne privée, Olivier Maingain a évoqué la "lassitude" rampante des partis francophones à l'égard du "chantage permanent" qui est de dire: "si vous n'acceptez pas nos exigences, c'est le séparatisme".
Evoquant le docu-fiction de la RTBF sur la séparation du pays, le président du FDF a précisé son point de vue. "A un moment donné, si le constat, du côté flamand, est de dire 'parce que vous ne donnez pas satisfaction à nos revendications, nous préférons le séparatisme', ce sera peut-être, non pas Bye Bye Belgium, parce que nous pourrons assurer, nous, la continuité de l'Etat belge, ce sera peut-être 'Bye Bye Flanders'". (belga)


