Le coût global pour l'année 2011 des différentes mesures d'activation en faveur de certains travailleurs (Win-Win, Activa, ...) devrait atteindre environ 700 millions d'euros, soit une augmentation de près de 300 millions par rapport à 2010, selon une étude réalisée par l'économiste Philippe Defeyt de l'Institut pour un développement durable (IDD).
En tenant compte des réductions des cotisations sociales patronales, l'IDD estime même le coût brut des programmes d'activation pour l'Etat fédéral à près d'1 milliard d'euros. Un coût qualifié d'"énorme" par l'Institut, au vu de "la probable importance des effets d'aubaine."
En juillet 2011, le nombre d'emplois activés atteignait 118.478 -dont une majorité dans le cadre des programmes Win-Win (47,2%) et Activa (22,9%)-, soit près du double du nombre de 2009. "Autre manière de montrer l'importance croissante prise par les emplois activés: ceux-ci devraient représenter plus de 80% des créations nettes d'emplois salariés en 2011", souligne l'étude. Actuellement, les emplois "activés" représentent 2,8% des emplois salariés, contre 1,2% début 2005.
L'étude constate encore que les femmes, majoritaires dans les emplois activés entre 2005 et 2009, représentaient 49% de ces emplois au premier semestre 2011. Au niveau de la répartition par catégorie d'âge, les moins de 25 ans et les plus de 50 ans ont accru leur part au détriment des 25-49 ans.
"Entre 2009 et 2010 les moins de 25 ans ont pleinement profité du plan Win-Win puisque la proportion d'emplois activés a plus que doublé pour cette catégorie d'âge, passant de 1,7% à 4%", remarque encore l'IDD. (belga)


