"Je n'exclus pas la participation d'Ecolo au gouvernement après le 23 mars. (...) Mais si nous y allons, je vous l'ai dit, c'est pour convaincre d'opérer des choix courageux, coûteux, porteurs pour l'avenir", déclare mercredi Jean-Michel Javaux dans une interview.
Selon le co-président d'Ecolo, Guy Verhofstadt n'est pas encore sorti du "16", mettant en doute son départ du poste de Premier ministre fin mars. "On verra si Verhofstadt partira...", avance-t-il. "On ne peut tout de même pas replonger la Belgique dans le chaos. Tout dépendra de la situation entre Nord et Sud, du succès de la méthode Leterme dans les négociations institutionnelles".
Optimisme
Dans une autre interview, M. Javaux se dit "relativement plus (optimiste) qu'il y a quelques semaines" sur les chances de réussite de l'Octopus, groupe chargé de négocier la prochaine réforme de l'Etat. Il estime qu'Yves Leterme (CD&V) a changé depuis six mois.
Il se montre aussi optimiste sur l'avenir de la Wallonie. "Je crois que la Wallonie aura de meilleures performances économiques, sociales et environnementales que la Flandre dans les dix ans. La Flandre va se tasser. Et tout cela modifiera radicalement le contexte 'belge'", dit-il encore dans Le Soir.
Le bourgmestre d'Amay réitère par ailleurs son idée d'un grand ministère du climat, de l'environnement et de la mobilité qui ne "sera efficace que s'il est dans les mains d'un vert". Il revient aussi sur les discussions institutionnelles, prônant de "nouvelles solutions au grand-angle, sans éviter ni les discussions sur le financement, sur le transfert des compétences ou sur les compétences elles-mêmes". "Soyons créatifs", lance-t-il. (belga)


