La défense de Gaston Bastiaens a plaidé mercredi l'acquittement de son client. Elle a demandé une peine légère, éventuellement une peine de travail, si Gaston Bastiaens devait être reconnu coupable. Me Walravens a précisé que son client ne pourrait dans ce cas pas payer les dommages et intérêts.
Gaston Bastiaens ne se sent pas coupable pénalement et a beaucoup de peine pour la débâcle de L&H. En tant que directeur général, il n'aurait rien pu faire pour l'éviter, a souligné l'avocat. Il a fait remarquer que son client, contrairement à d'autres prévenus, ne s'est jamais personnellement enrichi. Au contraire, a-t-il ajouté, il a une dette de 45 millions de dollars envers Artesia.
Pour Me Walravens, l'arrestation de M. Bastiaens et son extradition
vers la Belgique, en 2001, était déjà une peine. M. Bastiaens a été arrêté en grande pompe en juin 2001 et incarcéré dans une prison fédérale américaine en comparaison de laquelle la prison d'Ypres est "un paradis". Il a été transféré avec des menottes aux poignets et aux mollets. "Il a alors été mis au pilori", a dit M. Walravens.
M. Bastiaens s'est exprimé après son avocat. Il a expliqué que, depuis sa libération, il travaille au développement de nouveaux produits pour l'électronique de grande consommation et le divertissement. Il a répété qu'il avait "beaucoup de peine et de chagrin", après ce qui s'est passé. "De la peine envers les investisseurs qui ont accordé leur confiance à L&H et envers les personnes qui y ont travaillé", a-t-il dit .
Il a souligné que "depuis août 2000, date à laquelle il a été
licencié, il était sur le côté et a constaté, jour après jour, comment
l'entreprise a chuté". Les défenses de Carl Dammekens (directeur financier) et des membres du comité d'audit plaideront à partir de lundi. (belga)


