La suppression des avantages fiscaux liés aux primes énergie va profiter à ceux qui ont eu les moyens de procéder à ce type d'investissement et tant pis pour ceux qui n'avaient pas les moyens de procéder à ce type d'investissements et qui devront désormais s'en passer, a dit en substance le député bruxellois des FDF Emmanuel De Bock.
Selon lui, les Flamands ont bénéficié au cours des 5 dernières années de 452,3 millions d'euros de réductions soit 66,8% des réductions accordées et les Wallons pour près de 184,9 millions d'euros. Les Bruxellois n'ont bénéficié qu'un peu plus de 40,4 millions d'euros de réductions. Avec plus de 10% de la population, ils n'ont consommé que 6% des réductions d'impôts.
Dénonçant la "surconsommation par la Flandre des avantages fiscaux liés aux primes énergie", le député FDF s'est dit scandalisé par l'arrêt de la mesure qui a permis avant tout à faire baisser la facture d'énergie (électricité, gaz) des ménages les plus riches, soit ceux qui ont été capables d'investir rapidement dans le renouvellement de nouvelles chaudières, dans l'installation de panneaux solaires ou d'isolation thermique.
"On ne peut que regretter de voir que les Bruxellois sont une fois encore les dindons de la farce, victimes de leur appauvrissement", a déploré Emmanuel De Bock. D'après lui, les déductions fiscales liées à l'amélioration énergétique des bâtiments représentent désormais un budget d'environs 500 millions d'euros par an.
Pour les FDF, cette somme doit accompagner le transfert de compétence sur base du critère démographique, la seule solution pour permettre aux Bruxellois d'en bénéficier correctement.
Emmanuel De Bock s'est enfin étonné "de l'hypocrisie d'Ecolo qui négocie, dans le cadre de la réforme de l'Etat, des transferts de compétences sans la totalité du financement qui l'accompagne et s'indigne ensuite publiquement de cette réalité". (belga)


