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MISE À JOUR
Devant les militants réunis à Louvain-la-Neuve, le président Benoît Lutgen a mis en avant le pragmatisme qui a été celui de son parti dans les négociations. Il a également détaillé la marque centriste dans les accords conclus après plus de 500 jours de crise et insisté sur la nécessité d'un gouvernement du centre pour la Belgique.
"Notre pays avait besoin d'un gouvernement, un vrai gouvernement, un gouvernement de centre", a lancé M. Lutgen.
Au final, le budget élaboré pour l'an prochain est "sérieux et crédible". S'il impliquera des efforts de tous, il ne porte pas, selon le cdH, la marque de l'austérité visible dans d'autres pays européens. "Les mesures qui ont été prises n'ont rien à voir avec l'austérité imposée aux citoyens grecs, italiens ou portugais", a fait remarquer M. Lutgen.
Le président a énuméré quelques mesures qui tiennent à coeur au cdH: plan emploi axé sur les jeunes, relèvement de la quotité exonérée d'impôt, maintien des titres-services, développement de l'emploi dans le secteur non-marchand, réduction de cotisations sociales dans les PME, etc.
L'accord institutionnel fait de "bric et de broc"
Sur le plan institutionnel, si l'accord est fait de "bric et de broc", il a une vertu qui est celle d'exister -donc d'éviter de devoir recommencer une négociation avec la N-VA- et d'avoir préservé l'intérêt fédéral face aux tendances confédérales, estime le sénateur Francis Delperée.
"Si nous avions échoué, nous aurions retrouvé nos interlocuteurs d'il y a un an, et avec eux la N-VA. Bonjours les dégâts. Nous ne pouvions pas faire la politique du pire", a-t-il ajouté.
Aux yeux des centristes, un point d'équilibre a pu être trouvé entre un fédéral consolidé et des transferts de compétences qui permettront aux Communautés et Régions de mieux fonctionner. Quant à Bruxelles, elle est reconnue comme Région à part entière et le risque d'enclavement de la capitale est conjuré.
Selon la vice-première ministre Joëlle Milquet, un défi particulier attend la génération qui va prendre les rênes du nouvel exécutif. "Ce gouvernement sera de courte durée" mais il devra montrer qu'il est encore possible de gérer le pays autrement qu'en affaires courantes, a-t-elle averti.
Les centristes se disent aussi interpellés par les effets de la crise économique et institutionnelle sur les comportements politiques. "Quels que soient nos projets respectifs, nos réalités socio-économiques, nos sensibilités, nos cultures, nous devons parler davantage avec les Flamands", a souligné M. Lutgen.
D'après lui, il y a également un nouveau modèle de société à imaginer. Ce défi sera l'une des tâches auxquelles la nouvelle mouture du Cepess -le centre d'études du cdH- devra s'atteler. Le nouveau centre sera installés dans ses locaux avant la Noël et ses axes de travail seront présentés au bureau politique dans les prochaines semaines. (belga)


