MISE À JOUR Quelques dizaines de militants syndicaux se sont rassemblés, jeudi matin, à proximité de la Gare du Midi afin de participer à une action symbolique contre le projet de réforme des pensions du ministre Vincent Van Quickenborne, a constaté Belga sur place.
A 9h30, une délégation syndicale a été reçue par la ministre de l'Emploi, Monica De Coninck. Le front commun se dirigera ensuite vers le cabinet du ministre des Pensions. Une centaine de militants sont attendus, parmi lesquels des délégations du secteur non-marchand et des pilotes de ligne, dont le régime de pension spécial devrait être supprimé.
Selon le président du SETCa, Erwin De Deyn, les syndicats ont demandé à la nouvelle ministre de l'Emploi d'attendre avant de publier au Moniteur les arrêtés royaux relatifs aux prépensions et aux crédits-temps. Ce report permettra d'organiser la concertation et de prévoir des mesures transitoires, a précisé le responsable du syndicat socialiste pour qui la grève générale prévue en janvier est inévitable. A l'issue de l'entretien avec Monica De Coninck, les syndicats se dirigeront, en bus, vers le cabinet du ministre des pensions, Vincent Van Quickenborne.
Barrage spontané à Namur
Environ 300 militants de la CSC et de la FGTB se sont également rassemblés devant la Tour des Finances à Namur. "Les militants ont voulu partager leur révolte. Car c'est une réelle déclaration de guerre que le ministre des Pensions nous a faite", a indiqué Joseph Thonon, secrétaire régional intersectoriel CGSP Namur.
"Nous voulons dénoncer les positions prises à la hussarde et insupportables du ministre Van Quickenborne. Pour nous, quand on est fonctionnaire, on signe un contrat avec son administration qui prévoit une pension préférentielle. Et là, c'est un coup de canif dans le contrat", a de son côté expliqué Claude Clamar, secrétaire régional intersectoriel CSC Services publics.
Pour les secrétaires régionaux namurois, ce n'est que le début. "De nombreux arrêtés vont suivre et notre action ne fait que commencer. Nous devrons surveiller le calendrier fédéral et régional car il y aura des effets de cascade." Le barrage devrait se terminer aux alentours de 11h. Le rassemblement devrait ensuite se diluer peu à peu jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une petite délégation devant la Tour des Finances.
Selon la police, les automobilistes réagissent plutôt bien. "Il y a, bien sûr, quelques réactions de certains conducteurs qui n'acceptent pas la grève générale ou qui ont un réel besoin d'aller travailler. Mais tout se déroule dans un certain ordre". (belga/cb)


