Kris Peeters déplore la réaction d'Elio Di Rupo

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Par: rédaction
22/01/12 - 18h52
Kris Peeters © belga.

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a "déploré la réaction du Premier ministre Elio Di Rupo" venue en réponse à son appel à une concertation fédéral-entités fédérées sur la mise en oeuvre de la réforme de l'Etat. Il a réclamé un contact "officiel" pour pouvoir communiquer au parlement et au gouvernement flamands.

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Après cet appel à la concertation lancé dimanche dans De Zevende Dag (VRT) par M. Peeters, un porte-parole du Premier ministre a réagi sur Twitter en rappelant que M. Di Rupo avait rencontré vendredi les ministres-présidents des entités fédérées du pays.
 
Déception
"Je déplore la réaction du Premier ministre", a insisté Kris Peeters auprès de l'agence Belga. Le chef du gouvernement flamand "prend acte" de la communication qui a suivi de la part des services de M. Di Rupo, rencontrant la demande d'un contact "officiel" et non d'une rencontre informelle comme c'était le cas vendredi.
 
Contact formel
"J'ai en effet eu quelques contacts avec M. Di Rupo, notamment sur sa visite aux Pays-Bas, mais il s'agissait de contacts informels comme il est d'usage entre un Premier ministre et un ministre-président. Ce que je demande, c'est un contact formel sur la période de transition (vers la réforme de l'Etat, ndlr), pour lequel l'on pourrait communiquer avec les collègues (de gouvernement) et le parlement flamand", a-t-il détaillé.
 
Concertation
Kris Peeters s'est entretenu avec Elio Di Rupo - actuellement à l'étranger - ce dimanche après-midi. Il est d'avis que le Premier ministre est ouvert à une concertation officielle avec les entités fédérées, ce qu'avait déjà confirmé précédemment un porte-parole de M. Di Rupo.
 
Compétences
Cette concertation, selon Kris Peeters, doit permettre d'éviter de nouvelles incertitudes sur les transferts de compétences vers les entités fédérées, comme cela a été le cas cette semaine concernant la déductibilité fiscale des prêts hypothécaires.
 
De nombreux responsables régionaux ont répété dimanche sur les plateaux télévisés que les Régions assureraient la continuité du système une fois sa régionalisation exécutée.
 
Les déclarations du secrétaire d'Etat Servais Verherstraeten (CD&V) avaient semé le trouble mercredi soir. Pour Charles Picqué (PS), ministre-président bruxellois, elles illustrent les pressions pesant sur les épaules des politiques flamands.
 
"Il y a comme une obligation de résultats, d'annoncer chaque semaine que la réforme de l'Etat bat son plein et que les choses se transfèrent", a-t-il commenté sur le plateau de Mise au Point (RTBF). (belga)

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