Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders et son homologue espagnol Jose Manuel Garcia-Margallo
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Les nouvelles sanctions européennes à l'égard de l'Iran visent à éviter un affrontement militaire, a affirmé le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, à l'issue de longues discussions sur le sujet avec ses homologues des 27.
Alors que rien ne semble dissuader Téhéran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, les Européens maintiennent une pression diplomatique et économique, a-t-il dit en substance, alors que l'option militaire est ouvertement débattue en Israël, mais aussi dans le cadre de la campagne électorale américaine. Au contraire, "tout ce qui est fait ici (au niveau européen) est fait pour éviter le recours à des solutions militaires", a dit M. Reynders.
Durcissement
Les chefs de la diplomatie européenne ont durci lundi leurs sanctions contre l'Iran, décrétant un embargo pétrolier et gelant les avoirs de la banque centrale en Europe. Ils ont toutefois convenu de réexaminer leur décision d'ici quelques mois, afin de mesure son impact sur les pays qui dépendent lourdement du pétrole iranien. C'est le cas de la Grèce, déjà empêtrée dans une grave crise économique, dont les importations de pétrole proviennent d'Iran à 65%.
6% des importations belges
De son côté, la Belgique achète également du pétrole d'Iran, mais celui-ci ne représente que 6% des importations. "On aura l'occasion de voir évoluer l'approvisionnement vers d'autres producteurs", selon M. Reynders.
Cohérence face à l'Iran
Le ministre belge insiste surtout sur l'importance que les pays asiatiques suivent la démarche européenne et ne compensent pas l'embargo par leurs acquisitions. (belga)


