Mutisme du PS sur la Fédération Wallonie-Bruxelles

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Par: rédaction
26/01/12 - 13h26

Les déclarations du ministre wallon Jean-Claude Marcourt appelant à déconstruire la fédération Wallonie-Bruxelles puis à régionaliser l'enseignement ont agité le Landerneau politique en ce début d'année 2012, ce qui a notamment eu pour conséquence de jeter le trouble au sein du parti socialiste. Elles ont suscité le débat, singulièrement avec les Bruxellois Philippe Moureaux et Charles Picqué, et mis dans une position délicate le ministre-président des exécutifs francophones, Rudy Demotte.
 
Les chefs de file socialistes ont décidé mercredi de ne plus s'exprimer publiquement sur la question, afin de ne pas déstabiliser le parti du Premier ministre Elio Di Rupo. Sortant du bois jeudi matin, le président faisant fonction du PS, Thierry Giet, n'a pas pris position dans ce dossier. Joëlle Milquet exhortait le président du PS à "siffler la fin de la récréation au PS". L'intéressé regrette l'expression.
 
Pour Thierry Giet, l'important est qu'il y ait un vrai débat. "Quoi de plus normal que de réfléchir à l'avenir des Régions? C'est l'inverse qui serait anormal", a-t-il indiqué sur La Première (RTBF). "Il y a un vrai débat et le PS l'a toujours eu". Pour ou contre, la "déconstruction" de la Fédération Wallonie-Bruxelles? Personne au parti socialiste n'envisage l'avenir de la Wallonie sans Bruxelles et vice-versa", a répondu le président du PS à l'heure où le fédéral s'apprête à transférer une série de compétences.
 
"Faisons d'abord en sorte que les Régions s'organisent et accueillent ces nouvelles compétences (...), réfléchissons peut-être ensuite à un système plus efficace au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles".
 
Thierry Giet a tenu le même discours dans La Libre. Et il le répétera sans doute jeudi soir lors des voeux du PS à la presse. Réuni mercredi, le "G9" du parti socialiste, qui regroupe ses principaux chefs de file s'est accordé sur la nécessité de ne plus tenir ce type de débat sur la place publique. "Il a été dit à Jean-Claude Marcourt que maintenant, cela suffisait", a commenté une source.
 
"Il y avait beaucoup de malentendus, tout le monde s'est parlé et personne n'a contesté la nécessité d'un vrai débat de fond. On a décidé d'en parler entre nous, de ne plus nous exprimer sur la place publique", a nuancé une autre. Selon une troisième, "une mise au point était nécessaire afin de ne pas fragiliser le parti. Tous se sont quittés en bons termes". (belga/mb)

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