L'Université Libre de Bruxelles (ULB) "a été dénaturée et menacée par des assassins de la démocratie", ont réagi mercredi plusieurs associations d'étudiants à la suite de l'interruption mardi soir d'un débat organisé à l'université sur l'extrême droite.
"Nous avons honte des méthodes fascisantes ayant empêché la tenue d'un débat dans la maison du Libre examen. Nous déplorons le comportement détestable et honteux de certains membres de notre Alma Mater, sachant que la naissance de cette mascarade émane d'un chercheur de notre université, Souhail Chichah", ont dénoncé dans un communiqué l'association des anciens étudiants (ACE), le cercle du Libre examen et l'Union des Anciens étudiants (UAE).
Le débat intitulé "L'extrême droite est-elle ou non devenue fréquentable?" a été perturbé à plusieurs reprises par une trentaine de personnes voulant dénoncer "l'islamophobie" de Caroline Fourest, l'une des invitées. L'action avait été instiguée sur Facebook par un membre du personnel de l'université. Plusieurs personnes, revêtues de keffiehs et de burqas, ont scandé des slogans, empêchant la bonne tenue du débat, finalement interrompu par le modérateur, Guy Haarscher et le recteur de l'université, Didier Viviers.
Les associations étudiantes souhaitent "ardemment revoir Mme Fourest" à l'ULB et demandent aux autorités de prendre "les mesures qui naturellement s'imposent". (belga)


