Le débat sur l'extrême droite, organisé mardi soir à l'Université Libre de Bruxelles (ULB), a fait l'objet d'un "pur sabotage, mis en scène par des gens sectaires et alliés objectifs de l'extrême droite", a estimé mercredi la journaliste et écrivaine française, Caroline Fourest.
Une première
"Je participe à des conférences depuis 15 ans et j'ai débattu avec des gens à l'opposé de mes opinions. Hier, il n'était tout simplement pas possible de discuter avec une salle dans cet état", a déploré Mme Fourest.
Le débat intitulé "L'extrême droite est-elle ou non devenue fréquentable?" a été perturbé à plusieurs reprises par un groupe de 40 à 60 personnes voulant dénoncer "l'islamophobie" de Caroline Fourest (voir la vidéo ci-dessous).
L'action avait été instiguée sur Facebook par Souhail Chichah un membre du personnel de l'université qui appelait à la "lapidation" de l'invitée. Mardi soir, plusieurs personnes, revêtues de keffiehs et de burqas, ont scandé en boucle des slogans ("Burqua Bla-bla"), empêchant la bonne tenue du débat, finalement interrompu par le modérateur, Guy Haarscher et le recteur de l'université, Didier Viviers.
"L'ULB prise en otage"
"Un petit groupe de personnes prend actuellement en otage l'université et un débat interne est nécessaire à l'ULB", a estimé la journaliste française.
Les associations étudiantes de l'ULB ont fait part mercredi dans un communiqué de leur "honte des méthodes fascisantes ayant empêché la tenue d'un débat dans la maison du Libre examen".
(belga/acx)
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