MR, PS et FDF condamnent les événements de l'ULB

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Par: rédaction
8/02/12 - 17h44

MISE À JOUR Les partis politiques MR, FDF et PS ont condamné mercredi les événements qui se sont déroulés mardi soir à l'Université Libre de Bruxelles (ULB), empêchant la tenue d'un débat avec l'essayiste Caroline Fourest sur l'extrême droite.

"Quand les huées fanatiques empêchent la tenue d'un libre débat, d'autant plus dans l'Université qui a marqué son histoire par son combat pour la liberté de conscience, il est urgent que toutes les forces démocratiques se mobilisent", ont notamment estimé les chefs de file MR au Parlement bruxellois, Vincent De Wolf et Françoise Schepmans.

"L'Université Libre de Bruxelles et l'ensemble de notre classe politique doivent prendre la mesure du fait que le communautarisme radical progresse sur ses bancs et dans certains milieux dits progressistes et dans certains quartiers", a ajouté le groupe MR du parlement bruxellois.

"Préserver la liberté d'expression"
Le député fédéral MR, Denis Ducarme, estime quant à lui sur son blog que l'ULB doit pour rester elle-même "se séparer de ceux qui rongent les fondations qui l'ont fait phare".

Le président des Fédéralistes démocrates francophones (FDF), Olivier Maingain, demande pour sa part aux autorités académiques de prendre toutes les mesures pour que la liberté d'expression puisse être préservée. Selon le FDF, la dérive que cherche à imposer un groupe radical de l'islamisme contestataire au sein de la communauté universitaire est préoccupante et appelle une réponse claire et ferme.

Par ailleurs, le président des FDF demande aux autorités académiques de l'ULB d'organiser une rencontre avec les partis démocratiques soucieux d'affirmer le principe de la laïcité de l'Etat pour tenir en échec la montée des radicalismes religieux.

Des événements "indignes d'une des plus grandes universités du pays"

Le PS espère quant à lui que les "autorités de l'ULB feront au plus vite toute la lumière sur ces événements indignes d'une des plus grandes universités du pays, et que les mesures seront prises pour éviter que de telles méthodes puissent un jour se reproduire".

"La confrontation des idées et la possibilité de remettre en cause tous les dogmes sont des principes fondamentaux de la démocratie. Y attenter, c'est préparer le retour de l'obscurantisme et de la violence", a ajouté le parti socialiste.

Le recteur "Consterné et scandalisé"
Le recteur de l'Université Libre de Bruxelles (ULB), Didier Viviers, a décidé de mettre en oeuvre une instruction disciplinaire à l'encontre de Souhail Chichah. Ce dernier, membre du corps scientifique de l'ULB, a instigué l'action qui a conduit à l'interruption du débat sur l'extrême droite organisé mardi soir à l'université, a indiqué mercredi l'université dans un communiqué.
 
Le débat intitulé "L'extrême droite est-elle ou non devenue fréquentable? " a été perturbé à plusieurs reprises par un groupe de 40 à 60 personnes voulant dénoncer "l'islamophobie" de Caroline Fourest, l'une des invitées. Plusieurs personnes, vêtues de keffiehs et de burqas, ont scandé en boucle des slogans tels que "Burqua Bla-bla", empêchant la bonne tenue du débat (vous pouvez encore découvrir les images ci-dessous dans notre vidéo). Celui-ci a finalement été interrompu par le modérateur, Guy Haarscher, et le recteur de l'université, Didier Viviers.
 
"Consterné et scandalisé par cette atteinte grave à la liberté d'expression dans une université pour qui le débat et le respect de l'autre sont des valeurs fondamentales, le recteur de l'ULB a décidé, dans le strict respect de la procédure prévue par les règlements de l'université, de mettre en oeuvre une instruction disciplinaire qui pourra amener Souhail Chichah devant la commission de discipline, seule compétente pour prononcer des sanctions disciplinaires majeures", précise l'ULB.
 
Burqa Pride
Souhail Chichah ne s'était pas caché de son intention d'organiser une manifestation dans le cadre de cette conférence, puisqu'il avait lancé un appel à une "Burqa Pride" sur les réseaux sociaux en fin de semaine dernière. Cet appel avait amené l'université à renforcer son service d'ordre, non sans avoir rappelé au préalable à l'assistant ses responsabilités en cas d'entrave à la liberté d'expression, précise l'ULB. (belga/acx/mlb)

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