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La chambre du conseil de Bruxelles a renvoyé vendredi tous les suspects de pratiques supposées de corruption à la Régie des Bâtiments devant le tribunal correctionnel. Cela concerne 12 fonctionnaires, 35 entrepreneurs et 24 sociétés qui auraient animé des années durant un système dans lequel des entrepreneurs corrompaient des fonctionnaires pour décrocher des marchés publics lucratifs.
Selon le parquet de Bruxelles, il existait à la Régie des Bâtiments, et plus précisément au service extérieur Bruxelles I, un important système de corruption au sein duquel des hauts fonctionnaires influençaient l'attribution de certains chantiers -notamment des contrats d'entretien, d'expansion ou autres- dans les prisons de Forest et de Saint-Gilles, au Palais royal de Laeken et au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.
Afin de faire fonctionner leur montage, les suspects exploitaient les failles de la loi sur l'attribution des marchés publics. Il ne fallait ainsi pas rédiger d'adjudication publique pour un contrat d'entretien de moins de 67.000 euros. En dessous de ce montant, les fonctionnaires sélectionnaient eux-mêmes les entreprises et concluaient des accords. En échange, ils recevaient de l'argent cash, des voyages, des travaux effectués à leur domicile et d'autres avantages en nature.
L'enquête, qui a commencé en 2005 et a duré 4 ans, a abouti à l'arrestation de l'ancien directeur-général de la Régie, Hans Evenepoel, du directeur de Bruxelles I, Raf Engels, et du conservateur du palais de justice de Bruxelles, Johan Van De Sande. Ces trois hommes comparaîtront, avec les autres suspects, en correctionnelle. (belga)


