Valérie Déom, députée fédérale et conseillère communale PS à Namur, a interpellé lundi soir au conseil communal le bourgmestre cdH, Jacques Etienne, sur le dossier des viols près des Facultés universitaires, dénonçant "un manque flagrant d'information".
"Le citoyen namurois a besoin d'être rassuré. La meilleure façon de mettre fin aux rumeurs est d'y couper court", a indiqué Valérie Déom, faisant référence aux propos du bourgmestre qui avait dénoncé les informations excessives déversées sur les réseaux sociaux. "Cette affaire est une tache dans une ville calme. Elle crée un sentiment de frustration que nous ressentons tous. Le responsable du travail d'enquête et de la police a maintenant besoin de votre confiance et de votre soutien. Le procureur du Roi maîtrise tous les aspects de ce dossier, y compris la communication qui est un exercice difficile", a indiqué le bourgmestre.
Jacques Etienne a souligné l'importance de garder les techniques d'enquête discrètes et a annoncé que les efforts d'enquêteurs étaient multipliés par cinq. Les autorités ont donné conseils et explications aux membres des Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix et des hautes écoles namuroises. Membre de l'opposition, Valérie Déom a jugé inadéquats et culpabilisants les propos tenus par le bourgmestre qui, lors d'une réunion relayée par la presse, avait conseillé aux jeunes filles de ne pas rentrer "bitues" chez elles. Depuis le 2 décembre, trois viols techniques et trois faits d'attouchements ont eu lieu dans la zone des facultés. (belga)


