Le Sint-Pieterscollege à Jette durcit son règlement. Désormais, les élèves qui parleront français dans la cour de récréation recevront un "bon linguistique". Au bout de trois, ils devront assister à une séance d'étude linguistique le lundi après les cours. Une mesure qui choque certains parents.
L'école néerlandophone bruxelloise, composée à 40% d'élèves dont le néerlandais n'est pas la langue maternelle, oblige les élèves à parler la langue de Vondel en son sein. Y compris dans la cour de récré où ils ont pour (mauvaise) habitude de relâcher leurs efforts. "Cela ne les aide pas à mieux maîtriser le néerlandais", déplore la direction qui a décidé de serrer la vis. Vendredi, le message suivant a été diffusé dans l'école: "Un bon linguistique sera distribué aux enfants qui parlent français dans la cour de récréation. Si du 27 février au 30 mars l'enfant reçoit trois bons, il devra assister à une séance d'étude linguistique le lundi 26 mars entre 15h15 et 17h45".
Le papa d'un des élèves de l'école primaire n'hésite pas à qualifier cette mesure de "méchanceté linguistique" et l'estime dangereuse pour le développement des enfants, relate La Capitale.
De son côté, la directrice, Véronique Vanhercke assure que ce sont les enfants eux-mêmes qui sont demandeurs de ce durcissement du règlement. "Pourquoi être plus sévère? Parce que les remarques, faites jusqu'à présent, ne portaient pas leurs fruits. Quand nous en discutions avec les enfants, ils nous répondaient qu'ils ne faisaient pas l'effort car le système n'était pas assez sévère... Oui, oui, des francophones nous disaient cela", affirme la directrice au quotidien bruxellois. Et de conclure qu'à l'inscription, "les parents ont signé un engagement à soutenir leurs enfants. S'ils ne font pas cet effort, ils ne réussiront pas". (vt)


