Les bureaux régionaux de l'Office national des Pensions (ONP) étaient fermés au public mardi, à la suite de l'appel du syndicat chrétien en ce sens. Les stores des guichets des bureaux de Bruxelles, d'Arlon, de Mouscron, de Charleroi et de Mons sont restés baissés mardi matin.
"Pour les bureaux de Liège et de Namur, nous n'avons aucune nouvelle", précise Jean-Christophe Vancoppenolle, secrétaire permanent CSC Services publics. Dans le nord du pays, les bureaux de Courtrai, Anvers, Hasselt et Turnhout étaient également fermés. A Bruges et Gand, la situation est incertaine.
"La direction est actuellement en train de faire une pression énorme sur les agents. Elle menace de les considérer comme étant en grève et donc de ne pas les payer. Or, il n'y a pas de cessation de travail. Les fonctionnaires travaillent, ils rattrapent le retard dans leurs dossiers", explique le syndicaliste.
Jusqu'à vendredi prochain
La CSC Services publics a appelé lundi les fonctionnaires des bureaux régionaux de l'ONP à fermer leurs portes à partir de mardi jusqu'à vendredi prochain, afin de protester contre la charge de travail excessive dans ces bureaux.
"Cette surcharge est due aux nombreuses questions des assurés sociaux suite aux déplorables communications du ministre des Pensions, à la hausse des dossiers pensions consécutive à l'arrivée à la pension des baby-boomers, aux demandes anticipées, traduisant l'inquiétude des citoyens face à la réforme actuelle, et à de nouvelles tâches qui sont confiées aux bureaux provinciaux sans le moindre apport en personnel", dénonce la CSC.
Le syndicat s'indigne également du fait que le ministre des Pensions plaide pour une réduction du nombre de fonctionnaires. En gardant portes closes durant une semaine, les fonctionnaires pourront mettre leurs dossiers à jour, selon la CSC.
Le syndicat précise que l'action peut être interrompue, si les négociations reprennent et qu'une solution est trouvée. (belga)
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