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Me Jean-Philippe Rivière, qui défend les intérêts de l'ex-cascadeur Christian Mercier dans le procès de proxénétisme impliquant Dominique Alderweireld, dit "Dodo la Saumure", qui se déroule actuellement devant le tribunal correctionnel de Tournai, a évoqué jeudi l'inertie ambiguë des autorités avec la prostitution.
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"Je pensais parler de l'hypocrisie du parquet mais je me suis rendu compte que l'institution judiciaire était coincée dans un carcan administratif", admet l'avocat pénaliste. "Le grand absent de ce procès est le pouvoir législatif", dit-il.
L'avocat estime que le procès de Dodo la Saumure est "l'occasion de mettre au pas un proxénète un peu trop bavard, surtout avec la presse".
Me Rivière évoque "la vérité cynique de ce dossier", en rappelant que le procureur du Roi l'avait reconnu dans son réquisitoire du 15 mars 2012. "On ne poursuit pas les petites affaires mais bien les grosses affaires qui ont une succursale devant le commissariat de la police judiciaire."
Pour son client, qui risque cinq ans de prison, l'avocat a plaidé l'acquittement.
Pour les faits de stupéfiants retenus contre son client, une application modérée de la loi pénale a été plaidée. "Mon client reconnaît avoir consommé de la drogue mais il n'admet pas qu'on l'accuse d'avoir distribué des plateaux de drogues dans ses bars comme l'ont prétendu deux dames, dont l'une est détenue pour des faits de stupéfiants."
L'un des complices fait un malaise
Le Français Jean-Jacques Martin, 66 ans, poursuivi aux côtés de Dominique Alderweireld, alias "Dodo la Saumure", devant le tribunal correctionnel de Tournai, a fait un malaise jeudi alors que son avocat était en train de plaider son acquittement. Le prévenu avait du mal à respirer. Il a été pris en charge par les services de secours et emmené, conscient, en ambulance vers l'hôpital. L'audience a été suspendue durant une demi-heure.
Considéré comme le n°2 de l'organisation criminelle par le ministère public, celui qui est appelé "l'assassin" en raison de ses antécédents judiciaires en France, conteste l'ensemble des préventions retenues contre lui. "Ce n'est qu'un maillon, son rôle était limité", a dit son avocat, Me Taeke. Jean-Jacques Martin n'a aucun antécédent judiciaire en Belgique.


