vidéo Interviewé lundi sur Maghreb TV en réaction à la diffusion d'un numéro de "Question à la Une" consacré à l'islam dans lequel il apparaissait, le bourgmestre de Molenbeek s'est dit furieux et scandalisé par les méthodes utilisées par les journalistes de la RTBF.
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"C'est une émission assez scandaleuse, a réagi Philippe Moureaux. Je suis tout à fait furieux. Ils sont venus longuement m'interviewer et je me rends compte qu'ils ont cadenassé mon intervention avec comme plaisir de montrer des images désagréables, de donner la parole à des islamophobes connus, cette émission est tout à fait scandaleuse".
"Mensonge"
Pour le socialiste, l'émission a été créée "uniquement pour donner une image négative de l'Islam". "Il n'y a pas une seule image positive qui a été retenue, regrette-t-il.(...) Il y a sûrement des choses à critiquer mais quand on ne fait que montrer du négatif avec en plus en toile de fond un mensonge intégral: le port du voile est interdit à Molenbeek depuis longtemps. Bien sûr, il y a des gens qui ne respectent pas les règles comme il y en a qui brûlent les feux rouges. Présenter ça comme une image qui prouve la montée de l'islamisme, c'est tout simplement de la manipulation".
Le bourgmestre de Molenbeek a poursuivi en comparant les méthodes utilisées dans l'émission à celles de Joseph Goebbels, ministre de la propagande sous le Troisième Reich. "Ce n'est pas parce que quelques personnes ont des comportements que nous n'aimons pas que l'on peut condamner une population. Sinon, on peut condamner tout le monde. Vous savez, l'antisémitisme a fait un moment son succès sur ce genre de méthodes. C'est comme ça que Goebbels essayait d'attaquer les Juifs comme maintenant certains aujourd'hui attaquent les Musulmans.
"J'ai servi de faire-valoir à des racistes"
L'homme politique dit s'être fait avoir par les journalistes: "Je me sens complètement trompé. Ils sont venus gentiment, ils m'ont interrogé longuement et finalement je m'aperçois que je n'ai servi que de faire-valoir à des racistes et à des islamophobes".
Et Philippe Moureaux de conclure: "Il y a un plaisir à s'attaquer à Molenbeek. (...) Maintenant, il faut reconnaître que dans l'émission, on parle largement d'Anderlecht et pas seulement de Molenbeek".



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