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La cour d'assises de Liège a entamé lundi le procès de Daniel Barthélémy, un Hutois de 65 ans accusé de l'assassinat de son épouse. Lors de son interrogatoire par le président Stéphane Goux, l'accusé a soutenu qu'il ne sait pas ce qui l'a poussé à se munir d'une cravate pour étrangler la victime. Il dit avoir été provoqué et excédé par le comportement de son épouse alcoolique.
Daniel Barthélémy, un Hutois de 65 ans, avait tué son épouse Nicole Charpentier (61 ans) le 5 juillet 2009 vers 10h15 lors d'une dispute qui faisait suite à une nuit alcoolisée de la victime. L'accusé a prétendu avoir été excédé par le comportement de son épouse. C'est dans ces circonstances qu'il s'était emparé d'une cravate pour étrangler Nicole Charpentier.
Lundi, en début d'audience, le substitut Didier David a procédé à la lecture de l'acte d'accusation dans lequel il accusait initialement Daniel Barthélémy d'un meurtre. Mais il a précisé que l'accusé a également été renvoyé devant la cour d'assises pour la préméditation des faits. Daniel Barthélémy est donc bien accusé d'un assassinat.
Lors de son interrogatoire par le président Stéphane Goux, Daniel Barthélémy a précisé le contexte dans lequel se sont déroulés les faits. Il dit ne pas comprendre le geste qu'il a posé le jour des faits. "Ma femme buvait beaucoup et ramenait souvent des hommes à la maison à l'issue de ses sorties. J'ai passé des nuits blanches, avec le téléphone à côté de moi, dans l'attente de son retour. Je ne lui ai jamais posé de question sur le déroulement de ses soirées. Mais le 5 juillet 2009, il y a eu une scène de trop! ", a expliqué l'accusé.
Daniel Barthélémy a exposé que, le matin des faits, Nicole Charpentier était rentrée avec deux hommes dans leur appartement de la rue Neuve à Huy. Daniel Barthélémy avait appelé la police pour mettre fin à cette situation. Il dit avoir été frappé par un des hommes qui a voulu le faire sortir de son lit. Nicole Charpentier a ensuite quitté l'appartement pour y revenir quelques heures plus tard encore plus ivre.
"Elle employait un ton glacial lorsqu'elle est venue vers moi. Je ne sais pas ce qui s'est passé. J'ai voulu prendre ma veste et partir. Mais j'ai vu cette cravate. Je ne me suis rendu compte que trop tard des conséquences de mon geste."
Selon l'avocat de l'accusé, Philippe Charpentier, les faits doivent être qualifiés de meurtre avec excuse de provocation. Mais les parties civiles, Me Wilmotte et Me Gilissen, devraient soutenir la version de l'assassinat.



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