Une Gaumaise est allée en opposition, jeudi devant le tribunal correctionnel d'Arlon, à un jugement la condamnant à six mois de prison pour avoir formé de manière intempestive le 101, en 2010 et 2011. Cette mère de famille a appelé plus de 400 fois le numéro d'urgence en un an et demi. Ivre lorsqu'elle effectuait ces appels, elle en profitait également pour insulter les agents qui décrochaient.
Outre cette condamnation à six mois de prison, cette mère de famille a déjà eu droit, par le passé, à trois mesures de faveur de la part du tribunal correctionnel d'Arlon, à savoir deux suspensions probatoires du prononcé et une peine de travail, pour des faits similaires.
Pour la substitute du procureur du Roi d'Arlon, Sarah Pollet, il est temps que cette dame assume ce qu'elle fait et décide enfin de prendre son problème d'alcool en main. Elle a donc demandé que le jugement soit confirmé.
"Ces appels sont de graves perturbations pour les services de police, qui ne sont pas là pour se faire insulter ou entendre des obscénités", a-t-elle confié. "Pendant le temps où elle monopolisait cette ligne d'urgence, d'autres personnes qui en avaient peut-être vraiment besoin en ont été empêchées. Chaque fois qu'elle est passée devant le tribunal, c'était la même chose. Elle rejetait la faute sur les autres et assurait qu'elle allait prendre son problème d'alcool enfin en main, sans jamais tenir parole".
Me Robert, l'avocate de la Gaumaise, a demandé de son côté au tribunal une dernière mesure de faveur pour sa cliente, dans l'attente de rentrer dans un service spécialisé à Saint-Mard (Virton). Elle a ainsi plaidé pour une suspension probatoire du prononcé avec un suivi médical adapté.
Jugement: le 24 mai prochain.



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