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Les discours du 1er mai à Charleroi ont fourni l'occasion aux socialistes de la région de s'en prendre aux partis de droite, qu'il s'agisse du MR en Belgique ou de l'UMP de Nicolas Sarkozy en France.
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Les responsables du PS qui se sont succédé à la tribune se sont plu à rappeler l'origine socialiste de la Fête du travail à des Réformateurs qui organisent également une manifestation à Jodoigne. "Ça, ça a de la gueule. Ce n'est pas ce 1er mai de pacotille pour notables à Jodoigne", a lancé le ministre fédéral Paul Magnette aux militants réunis à l'Université du Travail.
Selon lui, depuis 2008 et le début de la crise financière, les socialistes sont en résistance face à une Europe aux trois quarts à droite ou, en Belgique, dans un parlement aux deux tiers à droite. Certes le gouvernement fédéral est-il dirigé par un socialiste, Elio Di Rupo, mais "ce gouvernement reste un gouvernement de compromis, un gouvernement centriste où nous devons nous battre tous les jours".
Parmi les combats évoqués par M. Magnette figure l'indexation automatique des salaires, instaurée au lendemain de la Première guerre mondiale par un ministre socialiste, Joseph Wauters. "Nous la défendons depuis un siècle contre la droite et ils peuvent continuer à l'attaquer autant qu'ils veulent: au plus ils l'attaqueront, au plus nous la défendrons", a averti le ministre.
M. Magnette a également dit sa volonté de défendre une économie industrielle en Europe et dans la région carolorégienne marquée récemment par les annonces de la fin des hauts-fourneaux de Carsid ou de licenciements à l'imprimerie Hélio Charleroi d'Heppignies. "Charleroi ne veut pas rompre avec son histoire industrielle mais au contraire rebondir", a-t-il affirmé.
Le ministre a annoncé que de "vraies perspectives" se dégageaient pour créer plusieurs centaines d'emploi dans la région, mais il n'a pas voulu en dire plus.
Les dix pistes d'Onkelinx pour en finir avec l'austérité aveugle
Il faut exécuter le volet de l'accord de gouvernement qui augmenterait la rémunération des travailleurs salariés et investir dans le non-marchand, a affirmé mardi la vice-Première ministre socialiste Laurette Onkelinx, devant plus de 300 militants du PS bruxellois réunis à l'occasion de la Fête du travail.
La ministre des Affaires sociales a relevé dix perpectives de redressement de la compétitivité et de l'emploi à traduire dans "une solide politique de relance" dès le mois de juin. "Face à la peur engendrée par la crise, nous avons le devoir de remettre la confiance au coeur du quotidien", a-t-elle affirmé. Outre la réforme fiscale et les moyens à dégager pour le non-marchand, Laurette Onkelinx a souhaité une orientation forte pour soutenir les PME, "dindons de la farce de ceux qui veulent à tout prix protéger les grandes entreprises".
Elle demande qu'un chapitre entier soit consacré à la jeunesse via une politique de soutien au logement, aux écoles, aux crèches et à la formation. La ministre des Affaires sociales a également jugé nécessaire de réorienter les diminutions de cotisations sociales pour favoriser la réinsertion sur le marché du travail. A ses yeux, il importe aussi de soutenir la recherche et l'innovation.
Les socialistes mettront aussi sur table des propositions pour permettre une meilleure concurrence et un contrôle sur les prix, pour obliger les banques à mieux irriguer l'économie réelle - en créant un
nouveau carnet d'épargne dédicacé à la croissance -, ou encore pour réformer le modèle financement de la sécurité sociale. Mais il faut aussi "une Europe qui remette l'argent à sa propre place, celle d'un serviteur et non d'un maître. Si demain François Hollande devient président, je plaiderai pour que le gouvernement belge soutienne sa demande de rajouter un volet sur la croissance dans le nouveau traité sur la discipline budgétaire", a-t-elle encore dit.



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