La députée fédérale Marie-Martine Schyns (cdH) prépare une proposition de loi visant à créer un fonds spécifique dans le but de dédommager les personnes qui auraient développé la maladie de Parkinson à cause de l'usage de pesticides, a-t-elle annoncé vendredi. En France, un décret reconnaît le lien entre la maladie de Parkinson et l'utilisation des pesticides par les agriculteurs depuis jeudi.
En Belgique, le Programme de réduction des pesticides et des biocides (PRPB) existe depuis 2005 et vise notamment à faire baisser de 25% l'impact des pesticides sur l'environnement. Ce programme arrive à échéance cette année et doit être remplacé par un Plan national d'action (NAPAN) qui respecte la directive européenne du 21 octobre 2009, relative à l'instauration d'un cadre d'action pour l'utilisation des pesticides.
"Un lien est possible entre le développement de la maladie de Parkinson et l'utilisation de pesticides; c'est pourquoi le NAPAN devra poursuivre la politique de restriction de mise sur le marché des pesticides", explique Marie-Martine Schyns.
"De plus, il faut indemniser les agriculteurs qui auraient été victimes de pesticides, c'est pourquoi je vais déposer une proposition de loi visant à instaurer un fonds spécifique pour les dédommager", poursuit-elle. Les agriculteurs indépendants n'ont en effet pas accès au fonds des maladies professionnelles. "La création de ce fonds permettrait de faciliter le problème de la preuve", indique-t-elle.
Une étude américaine montre que le risque de développer la maladie de Parkinson augmente de 50% pour les personnes habitant près d'un champ.



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