La femme de 79 ans, qui avait étranglé son mari de 74 ans en février 2009, ne devra pas se présenter devant le juge. La chambre du conseil de Bruxelles a abandonné les poursuites à son encontre mardi, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Dimitri de Béco mercredi. Un expert psychiatre l'a en effet déclaré en état de démence au moment des faits.
Le drame s'est déroulé le 5 février 2009, dans la maison de repos Albert de Latour à Schaerbeek, où la retraitée résidait avec son mari. Celui-ci souffrait de la maladie d'Alzheimer et était devenu très lunatique. De plus, l'homme venait d'être opéré d'un cancer et son épouse ne pouvait pratiquement plus dormir à cause de ses ronflements.
A la suite d'une dernière dispute, la femme avait étranglé son mari à mains nues. Elle avait été interpellée avant d'être relâchée quelques jours plus tard. Elle séjourne depuis dans une autre maison de repos.
Devant la chambre du conseil, le parquet de Bruxelles a demandé l'abandon des poursuites sur base de l'article 71 du code pénal.
"D'après le psychiatre, elle n'était plus en état de se contrôler à cause de l'état de santé de son mari et de sa fatigue", a déclaré Me De Béco. "Elle a encore énormément de mal avec ce qu'il s'est passé. Elle ne comprend pas comment elle a pu faire ça à son mari, donc nous avons essayé de lui expliquer qu'elle n'était pas elle-même à ce moment-là."



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