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Me Alain Vergauwen, conseil de l'accusé Abdelkrim Aznagui, a menacé, mardi soir, de demander la récusation de la présidente de la cour d'assises de Bruxelles, Karin Gerard. Aucune conclusion en ce sens n'a cependant été déposée et le procès s'est poursuivi normalement mercredi. Six personnes sont accusées d'avoir infligé des tortures, au cours de séances d'exorcisme, à Latifa Hachmi (23) qui ont causé sa mort, en 2004.
L'un des avocats de la défense a provoqué un incident d'audience, mardi soir, à la cour d'assises de Bruxelles. Me Alain Vergauwen a en effet remis en cause l'impartialité de la présidente de la cour, en prétendant qu'elle avait pris le café avec l'un des experts judiciaires.
Le bâtonnier est intervenu et il est apparu que ces allégations n'étaient pas correctes. Me Vergauwen n'a donc en définitive déposé aucune demande de récusation.
Deux exorcistes, Abdelkrim Aznagui (60) et Xavier Meert, ainsi que le mari de la victime, Mourad Mazouj (34) et trois "guérisseuses", Jamila Zian (44), Fatima Zekhnini (41) et Hayate Saif Nasr (30) sont accusées de tortures.
Ils ont infligé des séances d'exorcisme particulièrement violentes à Latifa Hachmi (23) durant un mois environ, de début juillet à début août 2004.
Le 5 août, celle-ci est décédée à l'hôpital Brugmann, après y avoir été hospitalisée, inconsciente, quelques heures auparavant. Elle a été plongée dans l'eau pendant de longues minutes sans respirer jusqu'à en perdre connaissance.
Les médecins légistes ont conclu que sa mort avait pu être due à cette quasi-noyade mais également aux nombreux coups qu'elle avait apparemment subis.
Le procès se poursuivra mercredi toute la journée avec l'audition de témoins.



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