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Un enquêteur a fait rapport, mercredi, de l'analyse qui avait été réalisée sur des ordinateurs saisis chez les accusés. Il était apparu que plusieurs ordinateurs utilisés à l'asbl La Plume, fréquentée par les accusés, avaient servi à consulter des sites pornographiques. Six personnes sont accusées, devant la cour d'assises de Bruxelles, d'avoir fait subir à Latifa Hachmi (23) des séances d'exorcisme musulman extrêmement violentes. Celle-ci était décédée en août 2004 des suites des tortures.
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Latifa Hachmi avait suivi des séances de Roqya, un rite musulman de "désenvoûtement", chez elle, rue Waelhem, à Schaerbeek.
Deux exorcistes, Abdelkrim Aznagui et Xavier Meert étaient intervenus, ainsi que son mari, Mourad Mazouj et trois "guérisseuses", Jamila Zian Fatima Zekhnini et Hayate Saif Nasr.
Selon Mourad Mazouj, c'est sa femme qui avait émis le souhait de suivre ces séances parce qu'elle souffrait de ne pas avoir d'enfant. Selon les autres accusés, le problème de Latifa Hachmi était les conflits conjugaux.
Tous les six devront en tout cas répondre de tortures infligées à Latifa Hachmi qui ont provoqué sa mort. Celle-ci était décédée à l'hôpital Brugmann, le 5 août 2004, après y avoir été hospitalisée, inconsciente, quelques heures auparavant. Elle avait été plongée dans de l'eau pendant de longues minutes sans respirer si bien qu'elle en avait perdu connaissance. La victime avait aussi subi des coups violents et avait été étranglée.
Mercredi, le commissaire qui avait été en charge de l'enquête a fait rapport de l'analyse des ordinateurs des accusés. Les enquêteurs avaient déjà fait état, lors de leur audition devant la cour, de ce qu'une consultation intensive de sites pornographiques avait été réalisée via certains de ces ordinateurs. Il s'agissait d'un PC appartenant à l'asbl musulmane La Plume et de deux PC portables appartenant à Abdelkrim Aznagui.
"Sur ces deux PC portables, il y a eu plusieurs milliers d'apparition de sites pornographiques à l'écran, en l'espace de près d'un an, entre mars 2003 et juin 2004. Il s'agissait là de sites pornographiques, pédo-pornographiques, sadomasochistes, scatologiques et zoophiles", a précisé l'enquêteur.
"L'un des fils de M. Aznagui était alors âgé de 21 ans mais n'était plus domicilié chez ses parents. Les deux autres fils de M. Aznagui étaient alors âgés de 12 et 8 ans. J'ajouterais aussi que ces ordinateurs avaient été trouvés à l'asbl La Plume dans un local fermé à clé", a-t-il affirmé.
L'accusé Xavier Meert a quant à lui précisé que de nombreuses personnes avaient la clé de ce local.


