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Un rapport sur la situation politique en Belgique réalisé par des membres de la Commission des Relations extérieures de l'Assemblée nationale, en France, suscite des critiques auprès du ministre-président flamand Kris Peeters qui l'a jugé "incomplet et partiel". M. Peeters a chargé le représentant de la Flandre à Paris de fournir un complément d'information à la Commission parlementaire.
En vue de la rédaction dudit rapport intitulé "La Belgique en quête d'un nouvel équilibre", deux membres de la Commission parlementaire française, les députés Robert Lecou (UMP) et Jean-Pierre Kucheida (PS) ont pris langue avec des dizaines d'hommes politiques belges, de journalistes, d'experts et de professeurs.
En préambule, les deux auteurs retracent l'histoire de la Belgique avant de tenter d'en expliquer le contexte politique actuel. "Le thème de la séparation est devenu une hypothèse de travail crédible pour les acteurs de la vie politique", écrivent-ils. "La conviction est fortement ancrée que la Belgique est constituée de deux sociétés différentes".
Les auteurs du rapport ont également rencontré le président de la N-VA.
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La Belgique, "échec complet" selon De Wever
Et de citer ensuite Bart De Wever, qu'ils ont rencontré: "La vision la plus radicale - mais était-ce si étonnant ? - est venue de M. Bart De Wever, président de la N-VA, parti séparatiste, qui a repris devant la mission une thématique affirmée publiquement depuis de nombreux mois, selon laquelle la Belgique n'est que 'l'addition de deux démocraties'."
"La Belgique est un 'échec complet', ce que traduit le fait qu'il n'y a pas de journal commun à tout le pays, pas de télévision commune, pas de discussions de fond entre les membres des deux groupes linguistiques dans chaque chambre du Parlement, etc. De ce fait, il n'est plus possible d'avoir une approche commune et, a fortiori, des solutions communes aux problèmes de plus en plus complexes qui se posent aux responsables politiques (immigration, justice, questions socio-économiques...)", leur a exposé le leader de la N-VA.
Le résultat des élections, source de nouveaux problèmes
A la fin du document, est retranscrit le débat qui a suivi l'examen du rapport en commission le 15 février dernier. Interrogé sur l'avenir de notre pays, M. Kucheida, un des deux auteurs du rapport répond: "Les élections communales constituent la prochaine échéance. Ces élections ont une portée politique bien plus importante qu'en France. Si leur résultat montre que la situation se décante dans le sens souhaité par Bart De Wever, on peut être certain que de nouveaux problèmes, de nouvelles revendications, vont apparaître".
Il ajoute: "J'ai l'intime conviction que les Flamands ne seront jamais satisfaits dans le cadre actuel de la Belgique ; ils ne pourront être satisfaits que si le cordon belge est coupé ou, tout au moins, largement distendu. J'en veux pour preuve la critique permanente qu'ils adressent aux Wallons, en oubliant que la prospérité passée de la Wallonie a été bénéfique pour la Flandre".
"Méthodes fascistes"
Enfin, interpellé par un député, M. Jacques Myard qui dit "souhaiter aussi dénoncer certaines méthodes fascistes utilisées, aujourd'hui, en Flandre, s'agissant notamment de la langue". M. Christian Bataille intervient lui aussi dans le débat, rejoignant son collègue: "Permettez-moi, pour conclure, de dire que j'ai trouvé les rapporteurs bien indulgents vis-à-vis de Bart De Wever. Car une des composantes du NVA est bel et bien fasciste!". M. Jean-Pierre Kucheida leur répond: "Vous avez parfaitement raison de mentionner les comportements parfois inacceptables, proches de l'exaction, dont sont victimes les francophones en Flandre".
Ne souhaitant pas s'immiscer dans les travaux parlementaires
français, Kris Peeters s'est contenté de dire qu'il trouvait le rapport
"incomplet et partial", et a chargé le représentant de la Flandre à
Paris d'apporter un complément d'information.



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