Le recteur de l'Université Libre de Bruxelles (ULB), Didier Viviers, a indiqué lundi soir que la suspension d'un mois infligée par la commission de discipline de l'ULB à l'assistant universitaire Souhail Chichah, qui avait interrompu le 7 février dernier un débat sur l'extrême droite, était une "sanction majeure, en rapport avec le délit" commis.
"J'ai toujours demandé qu'il y ait une sanction majeure. La commission de discipline pouvait prononcer une sanction mineure mais ne l'a pas fait", a expliqué M. Viviers, interrogé par l'agence Belga. "Cela signifie aussi que le grief (à l'encontre de M. Chichah, ndlr) était parfaitement fondé. La commission de discipline a prononcé une peine en rapport avec le délit", a-t-il ajouté.
Le recteur de l'ULB précise par ailleurs que la commission de discipline s'est penchée sur la jurisprudence en la matière pour prendre sa décision. "La commission de discipline a essayé de conformer sa peine au délit", a-t-il encore dit. "Une telle suspension est très rare, c'est quelque chose d'exceptionnel", a-t-il commenté.
Pour conclure, M. Vivers voit dans cette sanction "un geste fort de l'Université Libre de Bruxelles, qui considère que le fait était grave", alors que le mandat de M. Chichah touche à sa fin. "Il ne fera plus partie du corps scientifique", a confirmé le recteur, l'intéressé n'ayant pas demandé le renouvellement de son mandat.
Souhail Chichah a été suspendu lundi pour un mois, avec maintien de rémunération, pour avoir interrompu un débat intitulé "L'extrême droite est-elle ou non devenue fréquentable?". Mais selon lui, la sanction n'aura aucun effet réel. "Cette sanction, qui n'est pas effective puisque je suis déjà suspendu depuis février, me donne en fait un mois de congé payé", avait-il réagi.


