MISE À JOUR Plusieurs centaines de militants syndicaux du secteur des services psychosociaux et administratifs des prisons ainsi que des maisons de justice ont bruyamment manifesté, jeudi matin, devant le cabinet de la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open Vld).
"L'énorme succès de cette action, la deuxième de ce type après le rassemblement organisé à Liège le 11 juin dernier, prouve que les gens en ont assez et refusent les réductions de personnel et de moyens supplémentaires que la ministre veut leur imposer", a souligné Serge Deprez, secrétaire permanent de la CSC services publics-prisons.
"On ne peut indéfiniment couper dans les effectifs et remplacer les travailleurs par des machines", a-t-il poursuivi. A l'heure actuelle, plus de 5.000 dossiers seraient déjà en souffrance dans les maisons de justice, faute d'effectifs suffisants.
"Vos revendications sont légitimes: vous ne demandez qu'à pouvoir effectuer un travail de qualité", a ajouté le représentant du syndicat chrétien à l'adresse du millier de militants - selon les estimations syndicales - réunis devant le cabinet ministériel.
Après avoir écouté les harangues de leurs responsables, ponctuées d'innombrables jets de pétards et de sirènes hurlantes, ces derniers ont pris la direction, en cortège, du Palais de Justice et de la maison de Justice de Bruxelles.
Prochaine rencontre prévue jeudi prochain
Au cabinet, aucune délégation syndicale n'a été reçue par la ministre ou ses collaborateurs. La prochaine rencontre entre autorités publiques et représentants des travailleurs est prévue jeudi prochain. "Si, à cette occasion, Annemie Turtelboom ne change pas de position et ne se décide pas à nous écouter, nous nous réunirons en août, en front commun, pour organiser dès la rentrée une grande manifestation de l'ensemble du secteur", a de son côté averti Michel Jacobs, secrétaire fédéral de la CGSP.
"Quoi qu'il en soit, nous arriverons à nous faire entendre", a pour sa part conclu Serge Deprez.



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