Le vice-Premier ministre et ministre des Finances Didier Reynders estime à 51% les chances de réussite de la négociation actuelle qui doit conduire à la mise sur pied d'un gouvernement définitif. "Du moment qu'on a un point de plus que la moitié, c'est bon. Mais pour une réforme de l'Etat il faut 67%", a-t-il ajouté.
Lors d'une réception de Nouvel an organisée jeudi à son cabinet, M. Reynders a rappelé que l'actuel gouvernement n'était pas un choix du MR mais une obligation, imposée par "l'alliance de deux formations" (PS et cdH). Il a insisté sur le fait que la négociation doit porter sur trois éléments: tenter de mettre au point une vraie réforme de l'Etat, élaborer le budget 2008 et lancer les négociations sur le programme socio-économique du prochain gouvernement.
"Nous devrons faire un budget avec une gauche francophone qui s'en prend à nouveau aux entreprises et à leurs résultats", a-t-il dit, ajoutant que pour sa part il n'avait pas l'intention d'inverser la tendance qui avait été celle du précédent gouvernement. Il a encore précisé qu'il espérait qu'il sera possible de faire un budget "sans clivage archaïque".
Quant à la négociation du programme socio-économique du prochain gouvernement, M. Reynders - qui doit piloter cette négociation - est resté très vague. Elle pourrait démarrer après les vacances de carnaval ou après la confection du budget. Elle pourrait impliquer les partis qui soutiennent le gouvernement intérimaire ou s'étendre à tous ceux qui participent à l'Octopus, a-t-il dit.
Le ministre a encore ironisé sur le fait que certains ont remis en avant leur volonté de taxer les plus values. "Avec ce qui s'est passé ces derniers jours dans les différentes bourses, cela va coûter beaucoup d'argent à l'Etat car les entreprises et les particuliers ont plutôt enregistré des moins values", a-t-il dit. (belga)


