Le ministère public a requis jeudi devant le tribunal correctionnel de Tournai 20 mois de prison ferme contre un Mouscronnois de 40 ans, poursuivi pour coups et blessures volontaires et menace d'un attentat sur sa compagne. Arrêté le 9 octobre 2011 pour une tentative de meurtre, le prévenu avait été libéré un mois plus tard par la chambre du conseil de Tournai qui a requalifié les faits. Un jugement est attendu le 6 septembre.
A la barre du tribunal, le prévenu, qui a déjà des antécédents judiciaires pour des faits de violence, a expliqué qu'il avait perdu son sang-froid face à sa compagne, très jalouse, et qui menaçait de mettre fin à ses jours par électrocution, une semaine plus tôt.
"En quelques semaines, cette femme possessive et jalouse lui a envoyé 4.470 SMS. Après une première tentative de médiation, les experts ont conclu qu'elle devait être suivie par un thérapeute", a expliqué l'avocat de la défense, qui a plaidé une suspension probatoire du prononcé de la condamnation.
Le 9 octobre 2011, le prévenu est rentré chez lui après une partie de tennis. Enervé d'avoir reçu 40 SMS durant le match, il a frappé sa copine au visage avant de la trainer par les cheveux dans la salle de bain, située à l'étage. Il aurait alors menacé de jeter, dans l'eau du bain dans lequel se trouvait la jeune femme, un sèche-cheveux allumé. "Il aurait dit à sa compagne et à un ami qu'il allait la tuer", a souligné le procureur du Roi.
L'homme a nié avoir voulu tuer sa compagne, indiquant qu'il voulait seulement mimer son geste de suicide et qu'il savait que l'appareil était équipé d'une sécurité qui empêche une électrocution.


