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La fermeture partielle du parc nucléaire belge telle qu'elle a été décidée mercredi par le comité ministériel restreint constitue un compromis "à la grand-papa" au seul bénéfice du secteur, juge Ecolo.
"La nouvelle position du gouvernement fédéral manque de la plus élémentaire rigueur car absolument rien n'imposait une telle prolongation d'un des trois plus vieux réacteurs, à part le montant de la rémunération des actionnaires du secteur", affirment Muriel Gerkens, cheffe de file Ecolo à la Chambre, et Olivier Deleuze, co-président d'Ecolo.
Pour les Verts, la Belgique a laissé passer sa chance de prendre le sillon de l'Allemagne, qui a décidé de fermer l'ensemble de son parc nucléaire tout en se dotant d'objectifs trois fois plus ambitieux que la Belgique en matière de réduction de CO2 d'ici 2020 (moins 40%).
"Cette stratégie est déjà gagnante puisque l'Allemagne compte aujourd'hui plus d'emplois dans les secteurs verts que dans le secteur automobile".
En outre, le signal envoyé aux investisseurs alternatifs au nucléaire reste totalement flou, puisque la part du marché énergétique nouvellement ouvert aux alternatives et aux renouvelables restera minime, ajoutent-ils.
Ecolo dénonce aussi les avis changeants du gouvernement fédéral, après l'accord de 2010 avec GDF-Suez pour prolonger de dix ans la durée de vie des trois plus anciens réacteurs nucléaires après 2015.
"Le secteur nucléaire ne se sert d'ailleurs même plus de sa pseudo-préoccupation visant à garantir la sécurité d'approvisionnement, puisque c'est lui-même qui organise la pénurie en décidant la fermeture d'unités non nucléaires", ajoute le parti d'opposition.
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