Alors que le groupe de travail Octopus, sur la réforme de l'Etat, va recevoir ce vendredi les représentants des différents gouvernements des Régions et Communautés, les ministres-présidents wallon et flamand, Rudy Demotte et Kris Peeters, précisent à la presse leurs positions et confirment ainsi les clivages.
Balises
"Nous n'avons pas de tabous mais des balises", affirme Rudy Demotte (PS). "ll faut toiletter les institutions pour apporter un mieux-être aux gens. Mais on ne veut pas d'une réforme qui assèche le pays." Le ministre-président dénombre "quatre balises". "Nous voulons le maintien de la solidarité interpersonnelle. Nous refusons de mettre en péril l'union économique. Nous n'accepterons pas que l'on touche à la neutralité budgétaire. Nous devons viser l'efficacité des politiques."
Rudy Demotte est prêt à renforcer l'Etat fédéral par quelques refédéralisations. "La prévention de la santé, cela me paraît justifiable mais pas les exportations ou les licences d'armes", ajoute-t-il. Parmi les réformes efficaces, il cite le renforcement des missions du comité de concertation et des conférences interministérielles, la présence de délégations fédérées dans les institutions fédérales (l'INS par exemple, voire l'inverse)".
Projets communs
Il estime aussi qu'"il faut travailler sur des plans fédéraux communs: climat, emploi, recherche, logement". Il se dit aussi prêt à des régionalisations et cite "le fonds de participation, les expropriations et comités d'acquisitions et l'autorisation des implantations commerciales".
Rudy Demotte se dit attentif et demandeur "pour que la Région bruxelloise soit reconnue pleinement et entièrement". "Il nous paraît logique - et ça résout en partie le débat BHV - que les communes autour de Bruxelles et qui en font partie par leur composition socio-économique soient dans l'entité régionale bruxelloise."
Bruxelles: non!
Quant au ministre-président Kris Peeters, qui ne sera pas présent ce vendredi à la réunion de l'Octopus parce qu'il se trouve jusque samedi au forum de Davos, il lorgne avant tout sur les leviers économiques. S'il se dit prêt à discuter argent et budget, il dit non à une discussion sur les frontières de Bruxelles.
"Si cela vient sur la table, je dirai très clairement que cela ne va pas pour nous. Mais on peut discuter du financement de Bruxelles, des investissements flamands dans la capitale et de l'efficacité de la gestion, notamment par rapport aux 19 communes. Mais je ne participerai pas à une discussion qui porterait sur la cession de territoire flamand."
- Marie Arena se prépare à affronter l'Octopus


