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Une cinquantaine de jeunes des JOC (Jeunes Ouvriers Chrétiens), de la FGTB (syndicat socialiste) et du PTB (Parti des Travailleurs de Belgique) se sont rassemblés pacifiquement place du Grognon à Namur vendredi matin et ont distribué des tracts anti-fascistes, malgré l'interdiction de la Ville. Il s'agit d'une contre-manifestation à la manifestation, également interdite, du mouvement d'extrême droite Solidarité Unitaire (SU).
"C'est un mauvais message qu'a envoyé le bourgmestre en interdisant notre rassemblement. Il est important de lutter contre les idées anti-démocratiques et l'appel à la haine de SU. L'interdiction était illogique vu les valeurs que nous véhiculons", a expliqué Martin Fontaine, permanent JOC Namur.
Le bourgmestre de Namur, Maxime Prévot, est entré en contact avec les manifestants. "Je ne vais pas les embarquer manu militari. Ce sont des idées que je soutiens. Nous avons donc trouvé un équilibre entre l'expression et le respect de l'autorité", a expliqué le bourgmestre.
Les manifestants anti-fascistes se sont rassemblés 45 minutes avant de se disperser, comme convenu avec les autorités.
La manifestation de SU devait avoir lieu à 11h00 devant la gare. La police veille au respect de l'interdiction. "S'il y a des manifestants, la police les confinera dans un espace et procédera à des arrestations administratives si nécessaire", a indiqué Maxime Prévot.
La présidente de Solidarité Unitaire avait promis de respecter l'interdiction si la contre-manifestation était annulée. "S'ils viennent malgré tout faire du forcing pour manifester, on les embarquera", s'était alors exclamé Maxime Prévot mercredi.


